Chroniques deluxe
The Mondrians, Le Son du Maquis, 2009
Le quatuor chablaisien ne voulait pas faire les choses à moitié pour son premier grand coup, quitte à tourner pendant des années et se voir célébré jusqu’en Angleterre sans support solide. Ainsi, pendant l’été 2008, The Mondrians se sont offert les services de Gordon Rapahël, grand gourou des Strokes, pour enregistrer ce premier opus dans les tréfonds hispaniques.
Ce 11-titres déboule en trombe avec Jesse James (The Gentle Burial of the Hero), aussi jubilatoire qu’en live, débutant par un brouhaha de larsens avant que surgisse un couplet vivifiant où les voix se joignent pour un effet hymne westernien avant de se superposer de façon déroutante sur le refrain. Plus loin, on trouve Out of Bananas, dont la construction en « crescendo » fait surprise quand tout s’emballe après un semblant de ballade suave. The Acrobat, titre le plus récent, confirme que le groupe a encore du stock question chansons de qualité : les quatre acolytes font joujou pour nous servir un titre aux apparences déstructurées, un rock garage aux accents bluesy débarrassé de tout carcan. Pour clore l’album, l’hymne mystifiant Llew The Kid et le psychotique Christmas On Your Window finissent de nous convaincre : cet album est d’une réussite saississante.