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Ce chapitre traite d’une manière générale de la satisfaction des étudiantes par rapport à leurs études. Le degré de contentement des étudiantes se base sur trois principaux critères : l’état d’esprit général vis-à-vis de la formation, l’organisation des études et l’inquiétude de ne pas réussir à terminer ses études dans les délais impartis.
De manière globale, lorsque l’on pose la question de l’état d’esprit général, 74,4% des étudiantes se disent contentes ou très contentes. Ce chiffre varie principalement en fonction de l’université d’appartenance et du domaine d’études. Il est intéressant de constater que les étudiantes en maîtrise sont plus satisfaites que les étudiantes en baccalauréat universitaire et que, pour ces derniers/ères, plus ils/elles sont jeunes, plus ils/elles sont satisfaites. Le niveau de dépendance financière est également un critère important. Plus l’étudiante est dépendante de ses parents, moins il/elle se dira déçue par sa formation.
Toutefois, le critère le plus significatif est l’auto-évaluation du niveau de vie. Bien que ce critère ne soit pas directement lié à la vie universitaire, force est de constater qu’il est crucial dans l’appréciation de sa formation. Ce critère est d’ailleurs récurrent tout au long de l’enquête, il semblerait qu’il influence bien plus que le simple fait d’être satisfaite ou non. Ceci encourage la FAE encore davantage à entreprendre des actions visant à l’égalité pour toutes en matière de formation tertiaire. Malgré ces trois quarts d’étudiantes qui sont satisfaites, il ne faut en aucun cas oublier les 11,2% qui sont déçues ou très déçues !
L’organisation des études
Par ailleurs, plus de 80% des étudiantes considèrent l’organisation de leurs études comme bonne ou très bonne. Pris dans leur globalité, les étudiantes qui évaluent positivement l’organisation des cours sont les plus jeunes, ceux/celles qui ne travaillent pas à côté de leurs études, ceux/celles qui auto-évaluent leur condition de vie comme étant favorable et les étudiants de sexe masculin.
Cependant, après proposition de critères plus précis aux étudiantes, sept types de problèmes organisationnels ont été révélés, parmi lesquels l’inutilité de certains cours obligatoires, la rigidité du cursus, l’offre d’études pas assez diversifiée, le manque de cours essentiels, les chevauchements horaires, l’incohérence dans le cursus ou encore des examens non coordonnés. Il en ressort que les étudiantes semblent avoir deux problèmes majeurs : l’inutilité de certains cours obligatoires et une trop grande rigidité des cursus.
A partir de ces différentes informations, le rapport identifie quatre profils types : le type A regroupe les étudiantes qui rencontrent très peu de problèmes, ils seraient environ 30%. Le type B rencontre des problèmes logistiques, un profil qui comprend 26% des étudiantes. Les étudiantes du type C, environ 28%, rencontrent quant à eux des problèmes quant à la structure de leur cursus (rigidité, cours inutiles, offre d’études peu diversifiée). Finalement, le type D cumule beaucoup de problèmes et représente une part non négligeable d’environ 17%. Il est intéressant de constater que la rigidité des cursus est un thème qui revient sans cesse lorsque l’on parle de Bologne. La FAE défend ce point de vue depuis de nombreuses années, la flexibilité des études étant un atout essentiel au bon déroulement des études pour ceux et celles qui seraient dans une situation socio-économique moins favorable.
La durée des études
Les étudiantes sondées sont 11,8% à avoir déjà dépassé la durée prévue par leurs plans d’études. Est-ce vraiment nécessaire de se demander pourquoi ? En effet, il est de plus en plus difficile de concilier vie universitaire et vie privée. Il y a certes des étudiantes qui travaillent à côté de leurs études, mais il y a également des pères et des mères de famille qui tentent de concilier le tout. Il faut ajouter au pourcentage cité ci-dessus que 27,2% des étudiantes craignent également de ne pas terminer à temps. Ici, la crainte la plus élevée se trouve chez les étudiantes qui travaillent, qui sont indépendantes financièrement ou qui jugent leur qualité de vie comme étant difficile. L’âge de l’étudiante est également une donnée importante ; en effet, plus les sondées sont âgées, plus ils/elles pensent ne pas pouvoir terminer leurs études dans les délais.
Pour conclure
En résumé, nous avons donc une majorité d’étudiantes satisfaites, à la fois de leur formation et de l’organisation de celle-ci. Toutefois, la FAE souhaiterait mettre en avant le fait que chaque étudiante doit pouvoir choisir librement sa formation et bénéficier d’une bourse acceptable pour l’ensemble de son cursus. L’UNES exprime une critique fondamentale concernant les études à temps partiel : il devrait s’agir d’un choix réel et non d’une obligation matérielle.
Le Réseau Bologne de la CRUS souhaite clairement une plus grande souplesse dans les cursus, et ce pour toutes les filières. La majorité des étudiantes ne veulent ou ne peuvent pas étudier à temps plein, pour diverses raisons. La flexibilité des cursus est une condition sine qua non afin d’atteindre les objectifs européens en termes d’égalité des chances.