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La FAE a passablement été sur le qui-vive lors des dernières semaines. A l’origine, nous avons été sollicités par des étudiantes, sensibles au mouvement estudiantin européen, qui souhaitaient informer les autres étudiantes sur ce qui se passait en Autriche, en Allemagne et également en Suisse. Nous nous sommes rapidement joints à ce mouvement de solidarité, qui se voulait également critique sur les conditions d’études. En effet, le mouvement européen pose de bonnes questions sur la formation tertiaire, et il est heureux que les étudiantes cherchent des réponses à ces problèmes les concernant. La FAE a toujours défendu l’étudiante acteur/trice de la formation et non cliente de l’université. Nous avons donc encouragé les étudiants à se réunir et à discuter calmement de leurs conditions d’études.
Et l’occupation dans tout cela ?
La FAE tient à préciser que ce n’est pas elle qui a occupé l’auditoire, ni elle qui a incité à le faire. Nous sommes conscients que cette occupation a dérangé des cours, et notamment d’autres étudiantes que nous représentons également. Nous espérons sincèrement que leur programme n’a pas été trop chamboulé et que toutes réussiront leurs études malgré ces quelques jours de perturbation. Nous tenons toutefois à dé-diaboliser quelque peu cette occupation. L’auditoire 1031 a servi durant quelques jours à des débats très intéressants, à des conférences passionnantes et à des cours alternatifs. Cette approche différente a apporté à l’université et aux personnes présentes une réelle plus-value. Mais l’occupation a surtout permis de faire parler d’un sujet que les étudiantes oublient trop souvent : le fait qu’ils sont acteurs/trices de la formation, qu’ils/elles ont un rôle à jouer dans cette institution et qu’ils/elles doivent prendre le temps d’en parler. La FAE a toujours encouragé toutes les étudiantes à se rendre dans l’auditoire pour écouter, réfléchir et discuter. Et là se situe réellement le mérite de cette occupation : parvenir à politiser l’université sur le sujet de la formation.
Le message que la FAE souhaite retirer de cette mobilisation est que la formation est l’affaire de toutes. Les étudiantes ont leur mot à dire. Au quotidien, la FAE et les associations de faculté obtiennent des succès pour améliorer les conditions d’études. C’est en se mobilisant toutes ensemble que des réformes importantes seront mises en place.