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Pour tout savoir sur l’année 2009 de Barack Obama, je pensais faire comme Muriel et aller me ruiner en magazine people (voir revue de presse du 14-21 octobre), mais au vu de sa déception, je me suis rabattu sur les sites internet d’une presse beaucoup moins « informative ». Lemonde.fr, lexpress.fr, lefigaro.fr, lepost.fr et france-info.com seront donc les sources d’un premier bilan sans prétention du début de l’ère Obama.
En huit mois, depuis son investiture le 20 janvier 2009, le président américain a traité plusieurs dossiers importants. Le premier, le moins médiatisé pour les européens, mais sûrement celui dans lequel Barack Obama s’est le plus engagé, est celui de la santé. Obama souhaite un couverture santé universelle pour 96% de la population américaine. Jusqu’à maintenant, il s’est heurté aux Républicains, soutenus par une partie de la population, qui s’opposent à cette réforme. Cependant, le 14 octobre, une étape importante a été franchie avec le vote de la commission des finances du Sénat.
Second dossier très important aux yeux du monde, la crise économique. Le 17 février 2009, l’administration Obama signe un plan de relance de 787 milliards de dollars. Les effets commencent à apparaître, cet été, l’économie américaine a affiché une croissance de 3.5%. Cependant, tout n’est par réglé, le taux de chômage, 9.8%, est toujours le plus élevé depuis 25 ans. De plus, malgré (ou grâce à) un système économique « stabilisé » selon les experts, il est probable que les établissements financiers reprennent vite leurs vieilles habitudes.
Un autre dossier important pour l’opinion publique mondiale, est, sans aucun doute, celui des relations internationales. De ce point de vue là, on n’était pas loin des douze travaux d’Obama. Régler les conflits en Irak et en Afghanistan, améliorer les relations diplomatiques, laissées dans un piètre état par l’administration Bush, avec les pays musulmans, fermer Guantanamo, et tenter de faire revenir à la raison les « dangers nucléaires » que sont devenus la Corée du Nord et l’Iran.
Pour l’Irak, le problème devrait être réglé prochainement. En effet, Barack Obama a annoncé, le 27 février dernier, le retrait des troupes combattantes avant le 31 août 2010. La question de l’Afghanistan s’avère plus difficile, la décision concernant la suite de l’engagement des USA n’est toujours pas prise et le peuple américain commence à s’impatienter. En revanche, les relations internationales avec les pays musulmans semblent prêtes à s’améliorer. Le 4 juin 2009, Obama appelait à « un nouveau départ entre le monde musulman et les Etats-Unis ». Pour ce qui est de Guantanamo, cela reste un sujet sensible. Barack Obama avait signé le 22 janvier un décret ordonnant la fermeture du centre de détention de Cuba, mais la décision ne devrait finalement pas être appliquée d’ici janvier 2010. Même si les relations avec la Corée du Nord et l’Iran n’ont que peu évolué, un retour aux discussions diplomatiques entre les gouvernements semble se dessiner.
Au final, avec une cote de popularité en baisse, il est passé de 70% peu après son élection à 51%, Obama semble décevoir les américains. A l’image d’un prix Nobel de la paix qui lui a sans doute été (un peu) trop tôt décerné, tout semble aller trop vite pour Barack Obama ; il a trop rapidement été désigné comme le sauveur des Etats-Unis, si ce n’est du monde, avant d’être tout aussi rapidement dénoncé comme celui qui n’a pas tenu ses promesses. S’il a fallu sept jours à Dieu pour créer le monde, imaginez combien de temps il faudra à Obama, simple mortel, pour le changer !