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Le groupe certainement le plus talentueux de la scène rock suisse (j’y miserais plus que ma chemise) ouvrait la dernière soirée du Pully For Noise 08 ce samedi soir ; The Mondrians se produisait donc sur les coups de 18h sur la grande scène du festival. Réelle reconnaissance ? Plutôt cadeau empoisonné de la part de la programmation pour les quatre acolytes, condamnés à défendre des titres dansement rock’n’roll et savoureusement mélodieux devant un parterre peu nombreux et sous un soleil de plomb. Pas vraiment rock’n’roll, mais The Mondrians, de par leurs compositions musicales assurément brillantes et leur univers humblement doué, ont su attirer d’un accord les festivaliers présents au milieu de la fosse du Pully For Noise.
L’aisance scénique d’abord
Maxime et Alric, préposés au chant et aux guitares, Louis à la basse, une vraie basse, pas un simple accompagnement, et Cédric affairé derrière sa grosse caisse composent ce combo bien classique sur la forme, mais étonnant en live. Avec plus de 100 concerts à leur actif depuis leurs débuts, The Mondrians se dépensent surtout en live, assurant un jeu de scène excitant sans friser l’arrogance qui s’épingle à de nombreux groupes du même genre. The Mondrians, c’est de la musique rock, qui plaît, qui plaît beaucoup, qui touche à ce juste milieu entre le rock minimaliste et maladroitement féroce à la Ramones, et celui trop mélodiquement mielleux à la Kooks. The Mondrians, c’est le noble vieux rock avec une bonne grosse patte moderne, qui rempliraient déjà les bacs s’ils étaient nés quelque part entre Camden Town et Battersea.
Trop occupés à la scène, vous ne trouverez d’eux que quelques titres en galettes faites maison, comme le mystifiant Llew The Kid ou encore le simplement tonitruant Shout. Mais bientôt les amateurs de rock garage recherché trouveront leur bonheur ; en effet, après leur prestation au Pully For Noise, les quatre amis s’envoleront pour la grande aventure de l’enregistrement studio afin d’en ramener le Graal sous la forme d’un tout premier album des Mondrians. Guitares habiles, basse mélodiquement rythmique, batterie offensivement claquante, chants alternés et actifs, si vous n’aimez pas forcément le rock, goûtez du moins à cette expérience musicale bougrement entraînante.
Interview avec Alric et Maxime
L’auditoire vous avait déjà rencontrés il y a un an au Paléo Festival. Que s’est-il passé depuis ?
Maxime : On a joué dans diverses salles en Suisse, comme souvent, mais on a aussi enchaîné avec une semaine de concerts à Londres, ainsi que les Eurockéennes de Belfort ! Et on se retrouve au Pully For Noise aujourd’hui, près de chez nous.
Vous avez de grands projets non ? Un premier vrai album, notamment...
Maxime : C’est juste, on va enregistrer du 17 au 31 août en Espagne avec Gordon Raphael (NB : producteur ayant collaboré avec les Strokes et Regina Spector entre autres). Durant notre semaine à Londres, on a rencontré plusieurs producteurs et il s’est avéré que c’était la personne avec laquelle on désirait le plus enregistrer.
Alric : On cherchait surtout quelqu’un qui sache enregistrer en live.
C’est un producteur tout de même assez réputé. Vous appréhendez de travailler avec lui ?
Maxime : On était un peu flippé au début. C’est quelqu’un qui a de la bouteille et qui a côtoyé des gens qui savent vraiment bien jouer, alors on a eu l’impression qu’il nous fallait prouver quelque chose. Mais quand on l’a rencontré, on a découvert que c’était un gars tout à fait simple et qui veut juste travailler avec nous sur la musique qu’on fait.
Votre public suisse a souvent eu l’occasion d’assister à vos concerts pour vous découvrir. Ce n’est pas le processus habituel de découverte d’un artiste, qu’on apprécie d’abord sur galette. Cela ne vous désavantage pas pour l’album ?
Maxime : On devra faire nos preuves sur l’album, mais je pense que ce sera bien d’avoir quelque chose de concret, sur lequel on pourra s’appuyer. Cela nous permettra d’imprimer en quelque sorte ce qu’on a fait durant trois ans avec les Mondrians, avec quelqu’un qui, je pense, nous comprend. Donc on va surtout mettre à plat trois ans d’expérience en live.
Alric : Mais on va aller un peu plus loin en enregistrant certaines chansons différemment avec des instruments en plus, des versions différentes, des voix, des percussions, etc... Je pense que ce sera du live, mais du live abouti. On va peut-être expérimenter quelque chose dont on a parlé parfois, on pensait notamment à un cinquième membre pour le studio, d’autres instruments…
On vous compare souvent au Libertines ; peut-on savoir quelles sont vos influences ?
Maxime : On s’est éloigné de la souche Libertines depuis un an, mais la comparaison est restée. Peut-être à cause d’une certaine fougue. Autrement, nous avons de multiples influences.
Alric : Il y a la musique de nos parents, des choses des années 60’s ou des choses plus modernes qu’on découvre jour après jour.
Vous allez façonner cet album en août. Mais en septembre, Louis, le bassiste, entre en médecine, Alric entame aussi les études universitaires… Ça ne va pas être difficile de concilier la défense de l’album et vos études ?
Maxime : Oui, bien sûr, il nous faudra défendre notre album, mais nous sommes obligés de continuer notre vie à côté.
Alric : Nous devons songer à toutes les éventualités, aux « bouées de sauvetage ».
Maxime : Notre idée est qu’on fasse l’album cet été, on le termine début septembre, on prépare un plan de septembre à novembre, afin de le sortir en décembre. Ensuite, s’il le faut, on tournera en Suisse, en Allemagne ou en Angleterre. Jusqu’ici, on a réussi à le faire pendant nos études, alors pourquoi ça ne marcherait plus ?
Dans votre musique, il n’y pas d’instrument mis en avant, pas vraiment de solos. Vous vous maintenez volontairement sur un pied d’égalité ?
Alric : On en parlait encore hier ; dans l’enregistrement, on ne veut pas spécialement que la batterie vienne en avant. Le concept de solo ne sera pas vraiment présent dans l’album.
Maxime : Nous voulons plutôt une unité, pas quelque chose de lourd, mais d’uni. Je pense que c’est cette unité qui fait la force du groupe.
Une dernière question : quels souvenirs gardez-vous du Pully for Noise ?
Maxime : Ah ! On a joué à une heure qui nous convient moyennement. Ce n’est pas la faute du festival, mais c’est juste difficile de jouer très tôt quand t’es un groupe de rock.
Alric : Pour faire quelque chose de bien, il faut réussir à se mettre dans une certaine atmosphère ; il faut croire en ton truc, être vraiment dedans. C’est difficile de lever la tête et de voir que le public à du mal à se mettre dedans aussi. Ça te glace un peu et ce n’est pas une plus-value pour le concert.
Putain mais vous étiez bourrés quand vous avez écrit un tas merde pareil !? Ces mecs sont cools, soit, mais ils sont pas talentueux !!!! Vous voulez du talent : Ilkhah (Genève), Rectangle (Vevey), Ouizzz (Lausanne), Abraxas (Neuchatel), et j’en passe...
Merci d’arreter de raconter des conneries à tout bout de champs !!!
ah ça... pétée comme une huître !