Festival 1066 : Seun Kuti, live report

L’auditoire a eu la chance, dans le cadre du festival 1066, d’assister ce samedi 5 octobre au concert de Seun Kuti, cadet de feu son père Fela, créateur de l’”afrobeat”. Petit retour sur un concert d’exception.

Malgré une première partie expérimentale et fort dépaysante, assurée par un MC londonien (Infinite Livez) et deux DJs lausannois (regroupés sous le nom de Stade), l’ambiance après un vendredi soir franchement réussi à Epalinges semblait s’être quelque peu refroidie, le mauvais temps ayant semble-t-il eu raison de la volonté des festivaliers. La salle qui attendait le concert de Seun Kuti ne demandait qu’à être réchauffée par ce grand bonhomme d’à peine trente-et-un ans qui venait accompagné d’Egypt 80, les musiciens de son père qu’il dirige depuis son second album, Africa With Fury. Commençant avec une introduction musicale qui déjà réchauffait nos corps et incitait à bouger les pieds, le jeune dauphin de l’Afrobeat ne mit pas longtemps à faire son apparition et à emplir de sa voix et de son saxophone la salle d’Epalinges. Reprenant aussi bien les tubes de son père que ses propres compositions, accompagnés de musiciens de tous types (cuivres, guitaristes, percussionnistes tous azimuts), Seun Kuti rendait un hommage triomphant à la musique de son père en perpétuant également la tradition d’engagement politique qui caractérisait l’époque de son père au sein de la société nigériane. “Fela Lives”, pouvait-on lire tatoué sur son dos, rappelant que la contestation continue d’être le fondement de l’afrobeat. Si l’on est peut être plus habitué à entendre parler de son frère aîné Femi Kuti, ce jeune frère cadet n’a rien à lui envier et a livré une prestation comme seuls savent le faire les grands! Avec une grande preuve de maîtrise technique et scénique, le showman a ravi le public présent ce soir-là au 1066.

Still quiet here.sas