Revue de presse | Etat d’urgence, évacuation, etc.

Depuis la semaine dernière, la menace mondiale plane à nouveau. Al-Qaïda préparerait de nouvelles attaques. S’en est suivie une multiplication de la fermeture des ambassades d’abord américaines, puis européennes dans toute la région dite « arabe ». La presse mondiale n’a pas manqué de réagir et a choisi des perspectives diverses et variées pour traiter la question.

© Hic

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Jeudi, Le Monde titre en Une : « Terrorisme: pourquoi le Yémen inquiète les Occidentaux », et s’interroge sur le danger potentiel que constitue la branche yéménite. Malgré l’affaiblissement d’Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA), la reprise de l’activité terroriste après la période de Ramadan est prise très au sérieux par les observateurs internationaux.
De son côté, La Liberté parle d’une « diffusion de la menace » djihadiste de façon globale, et de sa complexification. Le quotidien fribourgeois et son envoyée spéciale à Washington reviennent sur la stratégie des Etats-Unis. A défaut d’une politique étrangère pacifique, Obama aurait multiplié les attaques de drones contre les membres d’Al-Qaïda, allant jusqu’à dépasser les chiffres de son prédécesseur, George W. Bush. Alors que le terrorisme prend un « nouveau visage », la stratégie américaine comporte elle aussi passablement de nouveautés. La Liberté en conclut que la lutte entre les deux forces est ainsi loin d’être terminée…

La Tribune de Genève s’en tient aux faits et rapporte le déjouement d’un complot par les autorités gouvernementales, au Yémen toujours. Selon une dépêche de l’AFP, les partisans d’Al-Qaïda auraient en effet cherché à s’emparer de lieux stratégiques du pays, tels les sites pétroliers et gazoducs de certaines grandes villes.

Au niveau international, El País revient sur la nomination du numéro deux d’Al-Qaïda, qui n’est autre que l’ancien bras droit de Ben Laden. L’homme avait été nommé chef d’APQA au moment de sa création. Le journal espagnol s’intéresse en outre au ravivement des tensions entre chiites et sunnites depuis le Printemps arabe de 2008, mais aussi plus récemment. Il confirme l’existence d’une menace terroriste et se base, pour ce faire, sur des conversations surveillées par les USA. On pourrait alors affirmer que le niveau de risque atteint actuellement soit « le plus sérieux depuis les attentats du 11 septembre ».

Dans Le Temps de mercredi, on peut lire une interview d’un spécialiste des questions de diplomatie, ancien membre du Service de renseignement de la Confédération. Pour Jean-Paul Rouiller, la menace réside dans la réorganisation d’Al-Qaïda, cette dernière étant passée du statut « d’organisation » à celui de « réseau ». Il ajoute que le Yémen est désormais à considérer non plus comme une périphérie, mais bien comme un point stratégique à contrôler.

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