Colombie, enfin sur la bonne voie?

Alors que le conflit israélo-palestinien prend racine dans les pages “International” et que l’actualité suisse déplore les misères d’Elizabeth Tessier, le continent sud-américain s’invite dans les titres de plusieurs grands quotidiens. La raison? L’ouverture lundi à La Havane, à Cuba, d’une réunion entre les FARC (Forces Armées de Colombie) et le gouvernement colombien. Les deux parties semblent bien décidées à négocier une paix que l’on espère définitive. “L’heure est au concret”, rapporte La Tribune de Genève. Il s’agit là d’une tentative historique de mettre fin à un conflit qui dure depuis plusieurs décennies.

Panorama de la ville de Bogota, depuis la tour Colpatria, la plus haute du centre.

A commencer par le cessez-le-feu unilatéral de deux mois, annoncé par les FARC, et rapporté par le quotidien genevois. Cette événement passablement inattendu de la part de la guérilla témoigne du degré de sérieux des discussions. ElPais.com voit dans la trêve un moyen pour les FARC de “prendre la température”, soit de mesurer la cohésion au sein du groupe armé. Celui-ci, en revanche, justifie davantage l’arrêt des conflits par une volonté de “créer un climat propice aux négociations”. ElPais.com signale toutefois que cette tentative d’apaisement n’est pas la première et propose un historique des relations entre les FARC et le gouvernement. Les deux parties sont entourées de partenaires internationaux: le Vénézuela, le Chili, Cuba ou la Norvège, précise encore ElPais.com.

Le continent retient son souffle, tout comme la presse européenne, plutôt optimiste quant aux décisions qui seront prises sur l’île de Cuba ces prochains jours.

24 Heures profite du sommet colombien pour dresser une liste des principales guérillas d’Amérique latine durant la seconde moitié du vingtième siècle. On apprend ainsi l’existence d’environ quarante groupes de ce type à travers le continent et les décennies. Une bonne majorité des pays sud-américains ont connu une expérience gouvernementale “d’inspiration marxiste”. Et le lecteur de prendre ainsi la mesure de l’ampleur du phénomène dans cette région du monde.

De son côté, Le Temps a rencontré Jean-Pierre Gontard, président du festival Filmar, consacré au cinéma latino et organisé en ce moment à Genève. Joignant l’utile à l’agréable, l’angle proposé est beaucoup plus poétique et lance un message plein d’espoir pour un continent que Jean-Pierre Gontard affectionne tant. Cet ancien professeur, qui a beaucoup voyagé en Amérique latine, donne son avis sur la situation lors d’un repas traditionnel péruvien.

Affaire à suivre…

 

Still quiet here.sas