Dominique A

Dominique A au début de son show (Photo: Céline Brichet)

Le Chapiteau, 19h39. Dans six minutes le concert de Dominique A commence, pourtant la tente est encore vide. Après la fin du concert de Dionysos les lieux se remplissent quelque peu, pourtant l’ambiance au-delà des trois premiers rangs peine à décoller.

La faute peut-être au manque d’énergie des dix musiciens disséminés sur scène : un guitariste un peu prise de tête avec la guitare en-dessous des genoux, un pianiste jamais éclairé, un bassiste complètement bizarre et une section vent assise en rang en arrière-scène. Sans compter Dominique A lui-même, chanteur peu charismatique aux mouvements de bras étranges. Cependant la musique est plutôt bonne, certains riffs et grooves se révèlent même plaisants et quelques innovations sonores telles que le jeu de baguette sur cordes de guitare et le mélange entre instrumentation classique (clarinette, saxophone, flûte, hautbois, basson et cor anglais) et formation rock typique (guitare, basse, batterie, claviers et chant) contribuent à enrichir le tout. Pourtant l’instrumentalisation se ressemble beaucoup (trop ?) d’une chanson à l’autre, et la ligne de la voix, relativement monocorde, ne relève pas le niveau du côté de la diversité.

Les paroles, souvent un peu bateau, finissent elles aussi par ennuyer. Quant au jeu de scène, il n’est guère plus dynamique. Le bassiste, au look d’informaticien désarticulé, semble un peu seul dans son trip. Les instrumentistes à vent restent concentrés sur leur lutrin sans vraiment relever la tête, et les autres paraissent jouer tout seuls.

Un bilan plutôt décevant dans l’ensemble. S’agirait-il d’une musique qu’il vaut mieux écouter enregistrée ?

One Response to Dominique A

  1. Déjà, l’instrumentalisation, ça n’existe pas. Après, l’argument du « juste avant le concert, y avait personne », c’est petit. Quant à reprocher aux musiciens le manque d’énergie, là, les bras m’en tombent carrément. Bref, tout faux. Super concert.