L'armée veut des universitaires pour piloter ses gros n'avions

Hautes Ecoles // Formation

Les pilotes de l’armée de l’air ont bien du mal à réintégrer la vie civile. Leur employeur veut les aider en leur donnant un nouveau «Bachelor».

L’armée estime qu’un pilote a du mal à retrouver un emploi quand il quitte les Forces aériennes. Officiellement, elle parle d’un «manque de reconnaissance professionnelle» et veut parer à ce problème en attribuant un titre universitaire à ses officiers pilotes. Ils recevront un «Bachelor of Science in Aviation». La formation se déroule à la Haute Ecole zurichoise de Winterthour (ZHW), et dure trois ans. La première classe qui bénéficie de ce nouveau système est composée de douze participants âgés de 21 et 22 ans. Les cours ont d’ailleurs commencé en octobre dernier. Et pour égayer les heures de théorie, il n’y a malheureusement aucune fille inscrite à ces cours.

Le projet a mis trois ans pour être sur pied depuis que le Conseil Fédéral avait déclaré en 2004 qu’il fallait «créer une filière aéronautique dans le cadre d’une Haute Ecole spécialisée». C’est surtout le côté théorique de la formation des pilotes qui doit être amélioré par cette mesure, précisent les Forces aériennes. Et du côté pratique, les pilotes suivent toujours des cours de pilotage civil et militaire, ainsi que sur hélicoptère.

{{{Un pilote ne sait que piloter}}}
«Il découle de cette formation une plus grande flexibilité dans la suite de la carrière, indique Jürg Nussbaum, porte-parole des forces aériennes suisses. Avec la formation donnée jusqu’à présent, seul un engagement comme pilote était pratiquement possible à la sortie de l’armée de l’air. Si ce marché est saturé ou inexistant comme ces dernières années, un changement vers le civil n’est pratiquement pas possible.» Ce nouveau Bachelor devra permettre aux pilotes de faire autre chose que piloter en sortant de l’armée.

{{{Bon pour grader}}}
Cette reconversion plus facile des pilotes est bénéfique à plus d’un titre pour l’armée. Puisque l’objectif d’un militaire est tout de même de grader, les places à prendre sont plus rares dans les hautes sphères du commandement. Et si les pilotes partent vers le civil, cela simplifie la tâche des services du personnel: «Vu la structure pyramidale des Forces aériennes, certains départs au cours de la vie professionnelle sont les bienvenus», souligne Jürg Nussbaum.

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