Une université bleutée…

Hautes Ecoles // Formation

Cet automne, à l’UNIL et l’EPFL, point de champignons. A leurs places, d’étranges caissettes bleutées, posées un Matin, en l’espace de 20 minutes…

Il y a quelques mois, après consultation de sa communauté, l’EPFL devenait la première Haute Ecole universitaire romande à accepter les caissettes des deux quotidiens gratuits. L’UNIL lui emboîtait le pas en installant onze caissettes du Matin Bleu, rapidement suivie par onze autres du 20 minutes. Mais elle n’a pas jugé bon, elle, de consulter sa communauté, une attitude qui rappelle une certaine affaire de changement de nom de nos bâtiments. Bien mal lui en prit, car la pilule gratuite a plus de mal à passer de ce côté-ci de la Sorge.

{{{Les circonvolutions de l’UNIL}}}
L’argumentaire de la Direction, pourtant initiatrice du projet, est bien fade. Accepter deux tonnes de papier supplémentaire par semaine sur le campus permettrait de mieux «contrôler» la diffusion et l’impact écologique des gratuits. Et cela alors que l’on nous a toujours refusé l’installation de collecteurs de papier dans les étages des bâtiments! Autre motif? Les kiosques vendent les autres quotidiens, c’est injuste à l’encontre des gratuits. Apparemment, la meilleure solution serait de renverser cet état de fait en faisant des gratuits nos partenaires médias principaux. Parmi tous ces arguments, il y en a un qui a primé, terre à terre: les gratuits proposaient à l’UNIL des encarts gratuits dans leurs colonnes… A moins que l’unité de ton entre les gratuits et la nouvelle signalétique de l’UNIL ait séduit quelques esthètes de la Direction?

{{{Commerce et université}}}
Celles et ceux qui désirent lire les gratuits les trouvent en abondance tout au long du chemin qui mène à l’UNIL. En les accueil-lant entre ses murs, cette dernière saborde sa propre publication, L’Uniscope, dont les quelques caissettes font bien pâle figure. Elle accepte également un support essentiellement commercial, ce qui ouvre la porte à l’apparition de pan-neaux publicitaires, au démarchage com-mercial, etc. A quand les agents de Tele2 assis à côté de nous à la cafét’? Plusieurs associations, mais aussi les Facultés des Lettres et SSP ont déjà fait connaître leur désapprobation. Le Conseil de l’Uni, lui, s’est prononcé le 2 novembre, et si nous ne connaissons pas le résultat au moment où nous mettons sous presse, les premiers signes laissent penser qu’il pourrait suivre les Facultés de l’Anthropole. Dans ce cas, la Direction a annoncée qu’elle retirerait les caissettes, renouant, tardivement, le dialogue avec la communauté universitaire.

Still quiet here.sas