Non aux emplâtres sur des jambes de bois!

Communiqué de presse de la FAE

Pour un véritable engagement public pour l’Université

Plusieurs sujets d’actualité mettent le doigt sur une réalité qu’il est nécessaire de rappeler : l’université manque de moyens et rien de sérieux n’est entrepris pour pallier à cette situation.

Lors de sa dernière Assemblée des DéléguéEs, la FAE a pris position sur deux sujets : le projet de règlement des assistantEs de l’UNIL et le numerus clausus. Deux sujets sans rapport ? Loin s’en faut. Tous deux pointent le manque de moyens de l’Université et l’inadéquation, voir l’hypocrisie, des solutions qui doivent y remédier.

{{{Le numerus clausus}}}
En janvier 2006, le Conseil de la Faculté de Biologie et Médecine de l’UNIL votait sans opposition ni véritable débat en faveur de l’introduction d’un numerus clausus pré-universitaire (NCP). Heureusement, le Rectorat et le DFJ lui ont opposé une fin de non-recevoir ferme et le projet est, pour l’instant, dans un tiroir. Mais l’augmentation du nombre d’étudiantEs dans plusieurs Facultés et l’introduction du NCP dans d’autres universités font qu’il reste malheureusement d’actualité. Il est donc utile de rappeler que le NCP est une réponse discriminatoire et inappropriée à de véritables problèmes (sur-effectifs, mauvais encadrement). Pire, le NCP ne se contente pas de ne pas résoudre ces problèmes mais il bloque l’application de véritables solutions.
[Prise de position->http://www.unil.ch/webdav/site/fae/shared/FAE-Prise_de_position_NC.pdf]

{{{Le nouveau règlement des assistantEs}}}
Loin des salaires mirobolants des professeurs, qui vraisemblablement ne leur suffisent pas, le corps intermédiaire de l’Université constitue une classe de salariéEs aux conditions de travail précaires : faible taux d’engagement, perspectives professionnelles bouchées, charges administratives de plus en plus lourdes, etc. A certains égards, le nouveau règlement des assistantEs apporte une amélioration timide que nous n’attendions plus: faibles augmentations du temps dédié à la recherche personnelle et du taux d’engagement minimal. Mais il est primordial que ces augmentations s’accompagnent d’une augmentation du budget de l’Université dont les charges en personnel ont reculé ces dernières années. Sans cette modeste augmentation (de l’ordre de 1.5 millions), ces améliorations ne se feraient qu’au détriment du nombre de postes et du taux d’encadrement. Il est par ailleurs scandaleux que ces améliorations soient accompagnées par l’introduction d’un statut illégitime de sous-assistantE (l’assistantE mandatéE) au profil tellement flou qu’il est la porte ouverte à divers abus ne pouvant conduire qu’à une péjoration des conditions de travail du corps intermédiaire. [Prise de position->http://www.unil.ch/webdav/site/fae/shared/PP_reglement_assist.pdf]

Still quiet here.sas