Seconde peau pour l'usine Leu

HEF

Les travaux qui vont transformer l’usine Leu en bâtiment universitaire viable d’ici à 2012 ont commencé.
Tour du propriétaire.

Tous les étudiants de SSP et de Géosciences de l’environnement qui avaient pour seul échappatoire aux palabres de leurs collègues une fenêtre avec vue sur le lac auront bientôt pignon sur autoroute. Placé de l’autre côté des voies du M1, le terrain choisi pour construire le bâtiment délimitera avec cohérence la sphère aménagée pour les sciences humaines. Le futur lieu d’accueil pour ces deux facultés permettra de répondre à l’explosion des effectifs estudiantins depuis quelques années, ainsi qu’à un besoin pressant de nouveaux locaux.

Le bâtiment comportera, entre autres, des salles de cours de 40 à 60 places, un auditoire de 120 places et un autre à quatre-vingts, une bibliothèque, une quantité non négligeable de bureaux et surtout, ce qui devrait satisfaire les allergiques aux files d’attente, un restaurant du même type que celui de l’Unithèque, dont le réfectoire s’étendra sur une terrasse extérieure.

{{Une écologie de façade}}

Choisi parmi une sélection d’architectes interpellés par un appel d’offres émanant du Comité directeur du Bureau de construction de l’Unil (BUD), c’est le projet Geopolis qui a convaincu les experts. Conçu par Mark Werren et Robin Kirschke des bureaux d’architectes Itten & Brechbühl S.A. et GWJ Architectes S.A., il répond aux normes suisses de construction Minergie Eco, que l’Etat de Vaud a adopté pour les bâtiments publics. Ce label s’obtient au regard de la consommation et de l’isolation thermique du bâtiment, et surtout, il tient compte de l’énergie grise émise lors de la construction des matériaux.

Pour mettre ces principes en pratique, l’étude actuelle démontre que les bâtiments ne doivent pas être dotés d’ouvrants en façades, lesquelles seront ainsi vitrées. Comme nous l’explique Jean-Pierre Mathez, architecte responsable du BUD, cette «seconde peau» captera l’air frais au pied du bâtiment et l’enverra dans les étages par effet de cheminée. En outre, il protègera le bâtiment de la chaleur en été, du froid en hiver et du bruit du côté autoroute. Autre nouveauté par rapport à ses confrères, le bâtiment emploiera de l’eau de pluie pour ses sanitaires. Enfin, le toit de l’usine sera tapissé de végétation destinée à ralentir l’écoulement de pluie, et sera doté de capteurs solaires.
Outre ses 17 000 m2 de surface utile, le bâtiment demandera quelques aménagements exté-rieurs, notamment la construction d’un passage sous la voie du TSOL qui ressortira entre la route et la rivière, à proximité de la Grange. Comme l’explique Benoît Frund, responsable d’Unibat, «l’idée est de lier le nouveau quartier au reste du campus de la manière la plus simple qui soit, du nord au sud. C’est le moyen le plus court pour rejoindre le quartier centre, l’Anthropole et l’Internef.» Praticable par les voitures de service et les piétons, il s’agira plus d’une tranchée qui s’évase vers le haut que d’un boyau tel qu’il en existe sous la route cantonale.  •

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