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Culture
François Rollin : "Le rire est un exutoire et chacun l’utilise comme il veut"
François Rollin était de passage ces jours-ci au Théâtre de la Grenette à Vevey pour présenter son nouveau spectacle, Le Professeur Rollin se rebiffe. Nous avons pu le rencontrer, l'occasion de parler rire, liberté d'expression et niveau de langage.


© Thibaud Ducret
L'auditoire : Le personnage du Professeur Rollin est né dans la série Palace suite à une demande de Jean-Michel Ribes pour que vous lui écriviez quelque chose de personnel. Comment décririez-vous ce personnage qui ne vous a depuis pas quitté ? A-t-il évolué depuis ses débuts et pourquoi revient-il aujourd’hui ?

François Rollin : Ce personnage est construit pour avoir toutes les qualités d’un professeur – c’est-à-dire être charismatique, être en apparence bourré de connaissances – et n’en avoir pas les défauts qui sont souvent le mépris et le caractère hautain, ou encore trop de sérieux. Le Professeur Rollin est un peu fantaisiste, un peu poète, c’est donc un professeur supportable, contrairement à un certain nombre de professeurs qui sont plus rugueux d’accès. Et comme ce personnage plait bien à tout un public et qu’il est rigolo, c’est l’un de mes instruments. Il y a des choses que je ne peux pas exprimer au travers du Professeur et d’autres au contraire que je dis le mieux au travers du Professeur. Ça me plait bien dans ma vie d’être de temps en temps François Rollin sur France Inter, à d’autres moments le personnage du spectacle Colères, et enfin le Professeur Rollin. Et aujourd’hui, le revoilà parce qu’il n’est pas mort, parce qu’il n’avait pas de raison de nous quitter. Mais avec effectivement une petite évolution, puisqu’à présent il est moins systématiquement sur des questions loufoques et un peu plus sur des questions de société, traitées toujours avec sa fantaisie.

Avec ce nouveau spectacle, le Professeur Rollin revient cette fois-ci pour défendre la liberté d’expression. Pensez-vous qu’elle est réellement menacée ?

Oui, je pense réellement que c’est le cas, mais je pense précisément qu’elle n’est pas menacée par ses adversaires habituels (la censure, les systèmes totalitaires, etc.). Au contraire, on peut même tout dire, même presque trop dire, puisqu’aujourd’hui, en France, je peux dire que Nicolas Sarkozy est un enculé et je ne suis même pas sûr d’avoir un procès. C’est pourtant énorme, et je trouve ça inadmissible, mais pour le coup, on ne peut pas se plaindre qu’il y ait une censure de cette nature. En revanche, il y a une sorte de censure qui vient de la bien-pensance, ce réflexe qui consiste à essayer de se mettre du bon côté, à l’endroit où ce serait politiquement correct, et qui fait qu’un certain nombre de gens ne voient plus le réel d’une part, et d’autre part vous empêchent de dire les choses comme elles sont, parce qu’ils préfèrent fermer les yeux et être dans leur bulle de bien-pensance. Et ça, je pense que c’est une vraie menace à la liberté d’expression. Alors ça va, on n’est pas aux abois, mais je pense que, par exemple, la montée du Front National et de l’extrême droite en France est due au fait qu’il y a un certain nombre de contrariétés que les gens ne peuvent plus exprimer à cause des réflexes des bien-pensants qui leur disent « Oh non, vous n’avez pas le droit de dire ça ! ». Et à force de ne pas pouvoir les exprimer, la cocote explose et ils s’en vont à l’extrême droite. Je crois qu’il faut garder la liberté de penser en faisant table rase et pas en disant « Ah non, mais tu comprends si tu dis ça, après tu pourrais ressembler aux thèses de machin ou de truc… ». C’est pas la question, la question c’est d’examiner la réalité comme elle est.


François Rollin dans le spectacle Colères
Vous usez fréquemment de l’ironie et adoptez le point de vue que vous voulez dénoncer, notamment dans le spectacle Colères : pensez-vous que l’on défend mieux un concept en illustrant son contraire ?

L’ironie est bien sûr un procédé vieux comme le monde, c’est un des procédés, il n’est pas forcément le meilleur, dans certaines situations il s’impose, mais ce n’est qu’un procédé. C’est un système, un système de défense, et quelques fois il faut aussi expliquer au premier degré. De toute façon, si on est tout le temps dans le second degré, on n’est plus nulle part, on revient au premier degré. Du reste, le Professeur Rollin, lui, n’est pas dans l’ironie. François Rollin, oui, il l’a beaucoup utilisée. L’ironie est une forme humoristique qui est souvent celle de la politesse, ça permet par exemple de ne pas dire des mots trop durs. Mais le personnage du Professeur ne la pratique pas, je crois même qu’on peut dire qu’il ne la connait pas très bien. Au contraire, il est comme un professeur, il est dans le premier degré de ce qu’il raconte.

Votre genre de prédilection est l’absurde : quelle est sa force, quels sont ses avantages par rapport à d’autres formes d’humour ?

On le calcule pas vraiment comme ça, c’est-à-dire qu’on ne décide pas qu’on va creuser le sillon de l’absurde ou celui de la satire politique, etc. On y est plutôt porté par l’envie de s’exprimer de telle manière. Pour ma part, je sais que, même si je suis un observateur extrêmement attentif et parfois engagé de la vie sociale et politique de mon pays - et des pays voisins, puisque nous sommes européens, contrairement à vous (rires) – au bout d’un moment, cette préoccupation devient pesante, omniprésente, elle finit même par tourner en rond et s’asphyxier en vase clos. Il n’est donc pas mauvais d’y instiller une parole plus poétique, plus absurde, plus loufoque et déjantée, parce qu’à un moment donné on devient aussi prisonnier des mots et de la rhétorique. Donc c’est vrai que, pour moi, c’est plus rafraîchissant, après deux heures passées devant la télévision à entendre les actualités et les débats politiques les plus sérieux du moment, j’ai un désir d’évasion, que je partage avec beaucoup de gens, qui va m’amener à plutôt raconter des histoires. La critique politique ou sociale, c’est un truc d’adulte, l’absurde c’est plus un truc d’enfant. C’est l’âme d’enfant qui revient quand on dit des bêtises, des trucs qui se peuvent pas. On ouvre des horizons, on ouvre des portes de l’imaginaire, et ça nous nettoie un peu le cerveau du sérieux qui parfois nous oppresse.

Vous êtes très attaché à la langue française, on le voit dans vos textes qui sont toujours très travaillés, vous avez d’ailleurs écrit plusieurs ouvrages de définitions de mots peu communs ou de réflexions sur la langue, mais vous vous permettez tout de même dans vos spectacles régulièrement quelques grossièretés. Exceptées les ruptures de ton très efficaces que cela crée, le langage familier a-t-il pour vous un intérêt particulier ?

Oui, sans aucun doute. C’est le fameux problème des niveaux de langage. Je crois qu’aucun niveau de langage n’est à tenir en priorité ni à bannir. L’important, c’est de pouvoir en maitriser plusieurs, parce que toutes les oreilles ne sont pas les mêmes et qu’on ne parle pas de la même façon à l’ambassadeur de France au Japon, au clochard qui est là et au moniteur de ski. Si l’on est intelligent et qu’on veut communiquer vraiment, on adopte un niveau de langage adapté. La grossièreté, l’argot et la gauloiserie font aussi parties d’une longue culture française et il n’y a pas de raison de se cantonner à un seul niveau de langage. Je pense justement que le Professeur Rollin ne serait pas aimé du public, notamment d’un public très jeune, s’il était constamment dans un langage extrêmement soutenu, châtié, et universitaire, qui finit par être méprisant. Moi, je travaille aussi avec des gens comme Jean-Marie Bigard, qui pour le coup est spécifiquement et délibérément sur le registre de la gauloiserie, du langage vert, de l’argot et des gros mots, et je trouve que c’est aussi valable qu’un autre niveau de langage, du moment qu’il arrive à faire de la drôlerie avec ça. Donc je ne me l’interdis pas du tout. Du reste, même si le Professeur Rollin est un personnage un peu décalé et déjanté, il est quand même de son époque, de son temps. C’est très artificiel de n’employer jamais un gros mot dans un monde qui en regorge. Rien qu’ici, si on mettait des micros sur le marché, il y a quand même cent-vingt-cinq « putain » à la seconde, cent-quarante-six « merde » et autres « putain, tu fais chier ». On parle comme ça aussi. Quand mes enfants commencent à abuser de ces mots-là, je leur dis « Oui, mais c’est pas très joli parce que c’est un peu monocolore, ça tourne un peu en rond… ». Mais bon, ça ne me choque pas plus que ça. Encore une fois, ce qui est agréable, c’est de naviguer entre différents niveaux de langage : être capable de parler comme écrit Flaubert, mais aussi de parler comme parle le charcutier. L’important n’est pas de se montrer, mais de communiquer, d’échanger avec quelqu’un. Donc celui qui va aller dans un quartier sensible et qui va parler aux jeunes comme un vieux prof de fac de 70 ans avec des mots que plus personne n’emploie, il n’atteindra pas son objectif, il ne sera absolument pas compris, reçu ni accepté. Il n’est pas obligé non plus de faire semblant de parler jeune, il doit simplement s’adapter, c’est la chose la plus simple du monde.


Toutes vos prestations sur scène renferment une véritable réflexion sur le rire, en particulier la pièce Colères qui est pour moi la meilleure réponse que l’on puisse donner à la fameuse question « Peut-on rire de tout ? ». Vous aviez d’ailleurs donné plus explicitement une réponse tout à fait intéressante à cette question lors d’une intervention au Forum « Le Monde-Le Mans » il y a quelques années : en résumé, « On peut rire de tout et potentiellement avec tout le monde, pourvu que ce soit drôle. » Répondriez-vous aujourd’hui toujours pareil ?

Oui, puisque je suis vraiment payé pour savoir que tous ceux qui essaient de mettre des limites au rire ont des arrière-pensées malsaines et troubles, et que ça va être leurs limites. On ne se mettra pas d’accord sur des limites, eux voudraient tous nous mettre d’accord et nous aligner sur leurs propres limites. Ce sont des ennemis de la liberté de rire et de s’exprimer. Plus ça va et plus je suis convaincu qu’aucune limite n’est valide - à part celle de ma propre morale, mais je me l’applique à moi et pas à d’autres - pourvu que ce soit drôle. Je l’avais dit, je crois, à ce fameux forum : dès le moment où des juifs rescapés des camps de concentration ont fait des blagues là-dessus, c’est à saisir que chacun s’organise pour évacuer les souffrances, le poids de la vie et les difficultés à sa manière. Le rire est un exutoire et chacun l’utilise comme il veut et, on le voit bien, jusqu’à des extrémités formidables. Dans l’humour juif, il y a énormément de blagues que n’oseraient d’ailleurs même pas raconter des non-juifs. Et ils ont tort, parce que c’est fait pour ça.

Quel devrait être selon vous le rôle du rire aujourd’hui, et le remplit-il dans la majorité de ses applications actuelles ?

Je crois que de toute façon il faut se garder de dramatiser, parce que, l’un dans l’autre, le monde s’arrange avec un peu tout. C’est tellement vrai que, même sous les dictatures, le rire est arrivé à se faufiler et à retrouver une place, c’est justement pour ça qu’il est beau et précieux : de toute façon, on ne peut pas l’empêcher. Même Kim Jong-il n’a pas réussi à empêcher les Coréens du Nord de faire des blagues sur lui ou contre lui. Maintenant, on peut ouvrir plus ou moins d’espace, et c'est certain que, par exemple, les médias français n’ouvrent pas beaucoup d’espace à un rire très libre. Ils ouvrent des espaces de blague, on peut raconter des histoires de Toto (elles ne changent rien et mettent personne en cause, donc ça leur va bien), mais ils sont un peu frileux par rapport à des paroles un peu plus transgressives, audacieuses, et caustiques. En même temps, ça va, ça vient, et même si j’étais directeur de la télévision, j’ouvrirai plus d’espace à des gens qui ont une parole humoristique, qui sont un peu moins dans l’expertise grave et sérieuse et plus dans la fantaisie et le recul dans d’autres angles de vue. Mais je ne peux pas dire non plus que la France court à sa perte.

Vous restez donc plutôt optimiste quant à l’avenir du rire…

Oui, parce que je pense qu’il y a quelque chose de très fort dans l’humain, qui résiste à des tas de bouleversements. C’est comme quand on me questionne sur la démocratie et la liberté d’expression : je pense qu’on peut encore travailler pour l’améliorer, mais on ne me fera pas tirer le signal d’alarme en disant « Ca y est, c’est la fin de tout, on ne peut rien dire, on nous étouffe, on nous exploite, on nous prend pour des cons… ». Non, parce que l’un dans l’autre, les choses se stabilisent. De la même façon, quand il y a des procès contre des humoristes accusés d’avoir dit une chose qu’il ne fallait pas dire, la justice passe par là, puis les choses s’aplanissent et se règlent à peu près. On n’est pas dans un univers dément, on n’est pas dans Lewis Carroll, on n’est pas dans Kafka. Ça ne m’interdit pas d’avoir le souhait de travailler dans un sens, mais là aussi, concernant la télévision et l’humour, on peut faire mieux, mais on peut faire tellement moins bien que je ne vais pas pleurer ou crier au loup.

Avant de monter sur scène, vous avez travaillé au journal Le Monde. Qu’a pu vous apporter votre expérience du journalisme dans votre carrière d’humoriste qui a suivi ?

Je ne peux pas vraiment dire dans ma carrière d’humoriste, mais dans mon cerveau en général et dans ma vie d’homme, c’est surtout le souvenir d’une grande curiosité. Le journaliste tel que je l’ai pratiqué vous amène à aller vous intéresser à des sujets dont vous ne connaissiez même pas l’existence et d’y faire une plongée sérieuse et aboutie. C’est vraiment ce que je retiens : tout d’un coup, vous apprenez que telle chose existe sur la planète, vous ne les soupçonniez pas et c’est intéressant d’aller s’y plonger, d’aller voir. Vous enrichissez un peu votre bibliothèque, votre base de données centrale. Sinon, ce n’est pas exactement une école de l’humour, je dirais presque au contraire, parce qu’on est justement plutôt du côté du commentaire assez sérieux et du premier degré, que j’aime bien aussi mais dont j’aime également m’évader. De toute façon, à chaque fois qu’on me demande si je préfère truc ou machin, ben ce que je préfère, c’est les deux. Est-ce que je préfère vivre le jour ou vivre la nuit ? Bah les deux ! Je m’en voudrais de ne jamais être levé avant 13h comme un certain nombre de mes confrères, mais je ne voudrais pas non plus être levé tous les jours à 6h comme un certain nombre d’autres. Je voudrais les deux. Est-ce que je préfère la cuisine chinoise ou la cuisine française ? Bah les deux ! La mer ou la montagne ? Les deux ! Et le yin et le yang, et le bien et le moins bien… Est-ce que je préfère les humoristes très intellectuels ou pas du tout ? Les deux, les deux… Il faut de tout pour faire un monde. « De l’uniformité naquit un jour l’ennui » et pour pas s’ennuyer c’est important d’avoir toutes formes qui coexistent et cohabitent.


Pour terminer, journal estudiantin oblige, quel conseil donnerait le Professeur Rollin aux étudiants quant à leur choix de carrière ou leur futur en général ?

Eh bien, le Professeur Rollin, il leur dirait un premier truc qui est facile à dire mais qui n’est pas facile à appliquer, c’est d’abord de ne pas s’inquiéter. De ne pas se laisser stresser, de ne pas se laisser mettre une pression de dingo, qui souvent nous amène à faire des mauvais choix, des choix précipités, parce que tout le monde autour nous dit « Mais alors tu veux faire quoi, tu veux aller par où ? »… Non, la vie, c’est pas comme ça, la nature, c’est pas comme ça. Je sais que ce n’est pas toujours facile, mais il faut se donner le temps de trouver sa voie, son plaisir, ses envies, son désir. Donc de continuer d’explorer le monde. C’est comme quand un enfant veut jouer de la musique – c’est très bien, c’est formateur – et qu’on lui dit « Tu veux jouer de quoi ? ». Bah il en sait rien, il faut lui laisser tâter un peu de l’accordéon, un peu de la clarinette, un peu de la guitare, pour qu’il trouve finalement sa voie dans les percussions. Et personne ne peut en décider à sa place. Donc je crois que les étudiants ont raison de se cultiver, d’agrandir leur culture générale, leur connaissance du monde, leur connaissance des autres, leur mode de réflexion et leur système de pensée. L’instruction, c’est très précieux, c’est ça qui fait avancer la civilisation, qui fait reculer la barbarie, donc ils ont raison de faire. Mais il faut qu’ils s’autorisent, qu’ils se donnent le temps de le faire et de trouver à quel endroit ils sont le mieux positionnés dans le monde en fonction de leur idiosyncrasie, de leur vérité, de leurs convictions, etc. Et non pas, comme on chercherait à leur faire faire, de se précipiter sur le marché du travail en disant « Vite, vite, vite ! Oui, bah, tant pis, alors d’accord, je vais être ingénieur en machine agricole... » et ne pas y être bien heureux. Se laisser plus guider par le plaisir, l’intuition et par des choses personnelles, plutôt que par la nécessité, qui est relative. Surtout dans des pays où l’on n’est quand même pas dans la pauvreté. Evidemment, le Somalien, il tiendrait un raisonnement différent, il est dans le sauve-qui-peut, donc il fera à peu près ce qu’il peut. Mais ici, j’attends d’un étudiant qu’il donnera le meilleur de lui-même. Et je sais que ce meilleur de lui-même, il faut pas que je lui demande de me le dire en dix minutes. Il faut trouver, le temps d’une lecture, d’une rencontre, d’une découverte, d’un voyage. Et ça commence même assez bas dans le niveau d’études : on dit très vite aux gens « Vas-y, choisis ta voie ! ». Bah non, parce qu’on a une idée à 14 ans, mais une autre à 15, une autre à 16. Et c’est pas à 14 ans qu’on va entrer sur le marché du travail, si on a la chance de faire des études, ça pourra être à 23, 24 ou 25. C’est pas impossible qu’un étudiant se voie parti dans une direction et tout d’un coup fasse une rencontre et se dise « Ah ben non, voilà, là je suis mieux, là vraiment ça ça me plait ! ». Et à ce moment-là, il donnera le meilleur. En résumé, je conseille de ne pas se stresser, de ne pas se laisser mettre la pression, de prendre le temps de raisonner en termes de plaisir. Parce que, les gens qui sont heureux, nous éclaboussent de tout ça et nous renvoient quelque chose de bon. A l’inverse, les gens qui sont malheureux, d’une part eux-mêmes ils souffrent, mais ils nous le renvoient aussi, il faut le savoir, ils vont nous faire du mal, et c’est normal, ils sont pleins de souffrance, pleins de gris et de noir, et ils repeignent le monde de ces couleurs-là. Moi, je sais que je vivrais mieux dans un monde où il y aura plus de gens heureux, épanouis, tranquilles, qui sont contents de ce qu’ils font, donc j’espère dans ce sens-là.

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