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Thomas Digby, assistant à la section d’anglais, bénéficie d’une solide expérience dans le domaine de la communication et a accepté de partager ses réflexions. Le branding consiste à valoriser une marque ou une institution par une nomenclature. Ainsi, les constructeurs de voitures, entre autres, consacrent un budget plus que conséquent à cet exercice périlleux, et n’évitent cependant pas certaines erreurs, comme pour la Lancia Dedra (dead rat !). Comment donc l’Unicom peut-il ainsi prétendre viser juste, en si peu de temps, grâce à la « fausse bonne idée » des mots-valises créés par les architectes rescapés des Arteplages ? En effet, l’Amphimax ou l’Internef communiqueraient une image sans rapport avec les valeurs de tradition, de savoir et de recherche de l’Unil.
Image de l’Unil en crise Bien sûr que l’institution souffre d’un problème d’image, surtout à côté de la prestigieuse et bien plus rentable EPFL. Son identité reste peu définie dans l’esprit d’une grande partie de la population et donc des contribuables. A cette enseigne, la Faculté des Lettres est une des plus mal loties, puisque son utilité n’est pas clairement évidente. Souvent, ses champs d’étude apparaissent sans pertinence et déconnectés de la réalité, pour ne pas dire prétentieux. Malheureusement, dans ce contexte, un néologisme aussi pompeux et obtus que « Humense » ne peut que renforcer ces préjugés négatifs. Et la prétendue modernité du mot a bien des chances de s’essouffler à très moyen terme.
Une initiative contre-productrice ? En définitive, ces nouveaux noms pourraient bien plus nuire à la cause de l’institution et attirer les quolibets, que revaloriser ses qualités. Cependant, puisque renommer les sites semble actuellement indispensable à l’Unicom, Thomas Digby propose tout simplement d’utiliser des noms de personnalités vaudoises, une solution moins moderne mais peut-être plus fiable.