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« Le vent de protestation, qui souffla si fort à l’Humense avait été sous-estimé », dira Jérôme Grosse. Tempête qui se propagea jusqu’à l’Amphimax, arrachant les frêles indications en papier indiquant les nouveaux noms des bâtiments.
En pleine période d’examens, quel ne fut pas le désarroi de ces étudiants cherchant des bâtiments fantômes, ne portant plus que leurs anciens noms ( les étudiants devaient se référer aux nouveaux noms pour trouver leurs salles). La nouvelle campagne de communication de l’université est résolument tournée vers l’extérieur ; il pourrait alors paraître surprenant que des réactions négatives émanent de l’intérieur Jérôme Grosse se réjouit de l’impact positif de cette nouvelle communication, à la fois dans les médias ainsi que dans d’autres institutions et universités. D’une université française à celle de Genève, et même de l’EPFL, l’Unicom reçut bien des éloges.
On semble avoir touché à l’image qu’ils se font d’eux-mêmes. Jérôme Grosse soulèvera que les professeurs de Lettres auraient naturellement une vision plus conservatrice et critique. En effet, ils étudient le passé et l’enseignent. Le but des nouveaux noms des bâtiments est d’en créer des plus ludiques, et pourquoi pas, se prêtant aux calembours.
Ce fut le projet initial. Mais « Banane » peut avoir une connotation inacceptable... Le logo ? Manuscrit, il rappelle la dimension humaine de l’université. L’écriture, c’est le savoir.
M. Grosse explique que les gens ont de la peine à différencier les sceaux. D’un sceau, les gens ne se rappellent que de la forme ronde, les détails internes, qui les différencient, ne sont par contre pas retenus.
Faisant partie intégrante de l’université, ce département constitue aussi un service publique, donc il n’entre pas dans le jeux de la compétition. La nouvelle campagne s’adresse particulièrement aux pouvoirs publics et aux contribuables afin de revaloriser l’université. Ce sont eux qui en tiennent les ficelles et qui la financent.
L’Unicom désire que l’université soit une université généraliste des sciences humaines. Produisant ainsi une image claire dans les représentations du public, le service de com’ pousse aussi à une homogénéité intérieure. Une meilleure cohésion diminuant le risque de scission au sein de ses membres.