Publicité | Annonce | Partenariat
|
En gestation depuis plusieurs mois, le projet du service de communication du Rectorat Unicom pour la nouvelle identité visuelle de l’université voit le jour avec la rentrée. L’essentiel des événements ayant eu lieu cet été, il nous incombe d’éclairer vos lanternes afin que vous puissiez, vous aussi, débattre du thème brûlant de l’automne.
C’est en décembre 2004 que le projet s’est fait connaître par le biais d’un sondage électronique à la communauté universitaire demandant des idées de nouveaux noms pour dix de ses bâtiments. Rares étaient les concernés, seules 160 réponses ont été rendues, dont deux tiers de canulars. Les suggestions n’étant apparemment pas du goût du Rectorat, celui-ci a décidé de s’adresser à un bureau d’architectes professionnels. De plus, la restructuration visuelle comprend un nouveau logo Unil « manugraphié », unifiant la cinquantaine de logos jusqu’alors en fonction, déclinable en plusieurs tons pour les différentes facultés, ainsi qu’une signalétique entièrement repensée, divisant le site en cinq quartiers, marqués d’imposants monolithes de béton bleuté aux accès principaux.
En juillet, lors de la présentation publique du projet, les nouveaux noms ont provoqué un tollé. Ces mots-valises, voulus modernes et représentatifs (de l’histoire, des formes ou des caractéristiques des bâtiments), censés renforcer l’identification des membres de la communauté à son université, ont été perçus par certains comme vides de sens et indignes de la langue française. De plus, la plupart possèdent déjà une signification, certes peu répandue, mais potentiellement préjudiciable à l’université, tels que ce jeu de société (Cubotron) ou la nageoire cachant le sexe de certains poissons (Génopode). Les protestataires, pour l’essentiel des professeurs du B2 opposés à son attribution Humense (transhumance...), se sont organisés en comité. Mais malgré leurs affiches, site internet et dizaines de lettres au Rectorat, celui-ci n’a pas lâché. Après séance de conciliation, il n’a fait que reléguer l’Humense au statut de nom provisoire, mais effectif pour l’année à venir, laissant ouverte la possibilité d’en créer un autre.
Dans sa totalité, le projet coûtera 600’000 francs dont l’essentiel ira à la construction de la signalétique. Mais qu’on se rassure, seuls 6’000fr. ont été alloués aux architectes créateurs de néologismes. Un petit budget qui pourrait bien coûter cher au Rectorat.