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Après le rejet par le peuple, en 2002 de l’initiative populaire sur l’utilisation de l’or de la BNS et de son contre-projet, il a finalement été décidé qu’un tiers reviendrait à la Confédération et les deux tiers restants seraient distribués équitablement entre les cantons suisses. Alors que nombres d’entre eux ont déjà décidé d’attribuer cette manne pour rembourser la dette publique (notamment Fribourg, Genève et Vaud), le projet des NeuchâteloisES est révolutionnaire ! A notre connaissance, seul le canton de Saint-Gall a créé un fonds inaliénable pour la réalisation de divers projets. L’initiative propose de créer une fondation de droit public qui utiliserait les 425 millions comme capital inaliénable. Cette fondation serait chargée de distribuer équitablement les intérêts de cet argent, soit quatorze à seize millions par an pour des projets liés à la formation, à tous les niveaux que ce soit. Le Conseil de cette fondation serait composé des différents acteurs concernés directement par la formation, ce qui signifie que notamment les étudiantEs et les apprentiEs auraient droit à leur représentantE !
Dès le lancement de cette initiative, les syndicats et certaines jeunesses de partis l’ont soutenue. L’AVIVO (association des aînéEs) a également accompagné la FEN dans la récolte des signatures. Elle pense en effet que cette manière d’utiliser l’or de la BNS peut être bénéfique, par le biais de nouvelles rentrées fiscales et de cotisations aux assurances sociales. Cet argent contribuera dans une large mesure à l’assainissement des finances cantonales et bénéficiera à l’ensemble de la population. En effet, le retour fiscal permettra de rembourser la dette publique sur le long terme. Il sera de plus immédiatement disponible pour la réalisation de projets concrets. Rembourser la dette simplement, sans modifier quoi que ce soit, ouvre la porte à une baisse de fiscalité et promet une nouvelle dette dans les années qui suivront. Il est à noter qu’à fin août, 6% des chômeurs avaient moins de 20 ans, cela doit nous alarmer et nous forcer à agir ! Les Jeunes Socialistes Neuchâtelois ainsi que le Parlement des Jeunes de la ville de Neuchâtel ont rejoint l’équipe des étudiantEs dans les rues pour récolter les 6000 paraphes nécessaires au dépôt de l’initiative. Les jeunes ont montré qu’ils/elles sont prêtEs à s’engager dans un moyen concret d’agir en faveur de leur futur.
A Neuchâtel, où l’état des finances n’a rien à envier à celui de l’Etat de Vaud, la réalisation d’un tel projet serait un exemple exceptionnel pour le reste des cantons suisses. Certitude acquise lors de la récolte de signatures, les jeunes préfèrent travailler dans un canton endetté que s’endetter dans un canton sans travail... A bon entendeur !