L’auditoire, journal des étudiants de Lausanne (UNIL - EPFL)
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168 - Novembre 2005

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    Politique // Société

    Marche Blanche

    Samedi 1er octobre a eu lieu la Marche Blanche de Lausanne, mouvement international luttant contre la pédophilie.

    Sous la pluie, le cortège est descendu de Montbenon à la place de la Navigation. Organisée par l’association Marche Blanche, le but était de mobiliser un maximum de personnes dans les rues. L’association mène plusieurs combats, notamment pour l’imprescriptibilité d’actes pédocriminels, ainsi que pour plus de moyens financiers dans la lutte contre les divers aspects de la pédocriminalité.

    L’événement soulève néanmoins des contreverses, notamment la récupération du problème à des fins politiques.

    Cette année un des hauts faits de la Marche Blanche est la présence du PDC et de l’UDC sur la même estrade contre la pédophilie. Cela vous paraît-il crédible au vu de vos positions contradictoires sur le sujet ?

    J. Zisyiadis :

    Ecoutez, ça c’est la responsabilité de la Marche Blanche, quand on me demande de parler, je viens. Je dis mes préoccupations et mes arguments. Contre la pédophilie on peut se retrouver entre gens venus de bords différents.

    N’avez-vous pas peur que le problème soit récupéré par les politiques ? Si la Marche Blanche demande de l’aide, c’est qu’elle estime qu’il faut faire avancer les dossiers. Mais je ne peux rien faire si en même temps on (C. Blocher) coupe 20 % du personnel au niveau fédéral. Je pense que les gens les plus faibles, et les enfants font partie des personnes les plus faibles dans la société, doivent être défendus comme nous on défend les ouvriers ou les salariés.

    M. Perrin :

    J’espère que par le biais de la marche blanche, le problème de la pédophilie deviendra un problème politique. On trouve des politiciens de toutes tendances confondues, mais malheureusement on peine à traduire cela dans les faits parce qu’on a des approches très différentes, indépendamment du clivage gauche-droite. Certains insistent sur la répression, d’autres sur la prévention, et cela nuit au bon déroulement de l’avancement du dossier. Les premiers cas ne sont pas de la responsabilité de la société, mais les suivants le sont.

    L’UDC pourra-t-elle à la fois composer avec son objectif de réduire les coûts, et augmenter les charges de la lutte contre la pédophilie ? L’Etat doit assumer un certain nombre de charges. Ça coûte très cher, mais c’est un coût que l’on peut mesurer. Mais la détresse personnelle des victimes ne se calcule pas et n’a pas de prix. On doit prendre la mesure de ce phénomène et se donner les moyens de lutter là-contre. On n’a pas assez développé le profilage. L’avantage du profilage, c’est que l’on peut intervenir beaucoup plus tôt et limiter les dégats.

    La présence des partis politiques ?

    S. Pernet (bénévole) : Tout le monde est le bienvenu, dommage qu’il n’y en ait pas plus. La Marche Blanche est une demande au niveau politique pour que les lois changent, pour que nos enfants reçoivent une meilleure protection. Ils devraient faire la marche avec nous, qu’ils voient la sensation que c’est de voir tout ces gens qui marchent dans le même sens avec les mêmes idées et les mêmes objectifs. Mme Buret (vice directrice) : On est apolitique, mais on est prêt à écouter les politiciens s’ils peuvent nous aider. Nous, on fait du lobbying politique, pour changer les lois.

    Un message aux étudiants

    Mme Lorenzini : Être conscient du problème, qui va empirant, surtout sur internet. Vous les jeunes, vous évoluez avec internet et cette société-là, et c’est à vous d’agir et de trouver des solutions à ça.

    samedi 5 novembre 2005

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