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Le M1, construit en 1990, fut rapidement victime de son succès, et des mesures durent être prises rapidement pour tenter de faire face à l’affluence grandissante le matin des journées de cours universitaires. Deux solutions furent trouvées : acheter plus de véhicules pour augmenter les cadences, et demander à l’UniL et l’EPFL de débuter à 10 h une partie de ses cours commençant à 8 h. (Eh oui, ce genre d’arrangements ne date pas d’aujourd’hui...)
Mais l’affluence continua à augmenter. Résultat : la situation actuelle demanda de nouvelles mesures. « Nous recevions des avalanches de mails de clients divers, étudiants compris, qui se plaignaient de devoir voyager dans ces conditions. Et quand on sait que pour une personne mécontente qui prend la peine de nous écrire on peut compter vingt autres qui restent silencieuses, cela donne une idée de l’ampleur de la situation », explique Frederico Molina, de la section planification des TL. Pour résoudre ce problème certes urgent mais ponctuel (puisqu’il s’étend de 7 h 45 à 8 h 05 du matin, 135 jours par an), la situation était plus délicate. « Réduire l’intervalle entre le passage de deux métros, ne serait-ce que d’une minute, aurait demandé de doubler les voies entre les arrêts Vigie et Renens, ce qui représente un investissement colossal », ajoute M. Molina. Acheter des voitures supplémentaires pour que tous les TSOL du matin soient des « doubles » aurait coûté au minimum 28 millions de francs. Solution fort peu envisageable quand l’on connaît l’état des finances du canton qui subventionne les TL à hauteur de 70%. « De plus, l’acquisition de nouvelles motrices prend au minimum 2 ans et demi. Et il fallait trouver une solution de toute urgence. »
La seule possibilité restante pour les TL était donc de demander à l’Unil et à l’EPFL de modifier leurs horaires des cours. Des négociations à trois furent entreprises, sur la base d’études diverses.
La première solution que les TL proposèrent à l’Unil et à l’EPFL prévoyait de faire commencer les cours tout d’abord à l’EPFL, puis dans le secteur des anciens Collèges Propédeutiques, pour finir par les bâtiments de Dorigny. L’étude précisait que cet ordre serait probablement le plus efficace, mais que le principal était que les cours ne commencent pas tous partout en même temps. Il fut donc laissé le soin aux deux Hautes Ecoles concernées de s’arranger entre elles, pourvu qu’il y ait un décalage de 15 minutes pour chaque zone mentionnée.
Les négociations aboutirent à la solution actuelle, qui n’est encore qu’un test, de nombreux contrôles d’efficacité étant prévus durant le courant des deux prochains semestres académiques. Nicolas Henchoz, porte-parole de l’EPFL, explique les raisons pour lesquelles l’EPFL n’a pas changé d’horaire : « Nous nous sommes rendus compte que 70% de nos étudiants utlisant le M1 viennent de Renens, contrairement à l’Unil. L’important était donc de séparer le plus possible les débuts de cours entre les cours de l’Unil. » Résultat : 8 h pour l’Amphimax, l’Amphipôle, le Cubotron, le Génopode et le Batochime, 8 h 15 pour l’EPFL, 8 h 30 pour l’Internef et l’Humense. (Admirez l’effort pour mentionner les nouveaux noms !)
Néanmoins une question reste en suspens : pourquoi en ces temps de recherche d’image pour l’Unil (cf. les nouvelles dénominations des bâtiments), le service de communication de l’université, Unicom, n’a pas profité de cette occasion pour clamer que l’université fait économiser aux pouvoirs publics par sa flexibilité ?