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La gratuité des cours du centre de langues pour les étudiants fut l’un des grands combats de la FAE. Ce qui semblait n’être qu’un vieux vœu pieux se transforme soudain en réalité. Mais au devant de tant de gentillesse, il est légitime de se poser des questions sur cet élan de générosité. On en vient à s’interroger sur les dessous d’un tel changement de politique.
Plusieurs arguments ont fait plier la direction dans ce sens. Tout d’abord, l’introduction de Bologne. Il est en effet prévu dans certains masters que les cours soient partiellement, voire totalement en anglais. Il était donc légitime de fournir les outils nécessaires aux étudiants pour la bonne compréhension des cours. Le deuxième aspect touche quant à lui à la mobilité tant prônée par diverses instances. En effet, qui dit mobilité dit étranger et, pour bouger, si on ne peut pas parler la langue du pays qui nous accueille, la langue de Shakespeare devient une solution, mais qu’il faut tout de même maîtriser. Finalement, le troisième aspect n’est qu’une simple comparaison outre-Sorge. En effet, à l’EPFL, les cours sont gratuits. Il s’ensuit que la participation à ces cours est de plus ou moins 50% d’étudiants. En comparaison, à l’UniL seulement 10% des étudiants les suivent. Il était donc légitime de penser que l’aspect financier est pour quelque chose dans le choix ou non d’apprendre une langue.
Cependant, c’est bien du côté financier que le bât blesse. Vous l’aurez sûrement remarqué, peu de publicité a été faite autour de cette grande nouveauté et ce n’est pas pour rien. En effet, les fonds alloués par la Direction sont pour le même nombre d’étudiants que si les cours étaient payants. Résultat : trop peu de fonds pour l’engouement que peut susciter une telle mesure.
Ainsi les moyens étant limités, la sélection se fera à d’autres niveaux, mais là encore la question reste ouverte quant aux critères. Dans un premier temps en tout cas, la priorité sera surtout donnée aux étudiants de premier et deuxième cycle. La possibilité de suivre des cours de plusieurs langues va, elle aussi, disparaître. Mais il est bien probable que ces mesures ne suffiront pas et que des personnes se verront refusées.
Vous aviez dit gratuits ? Certes, mais revenez nous voir l’année prochaine...