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Culture
I Wonder When − Wonder Woman de Patty Jenkins

Sur une île paradisiaque protégée du reste du monde vivent les Amazones, et parmi elles, Diana (Gal Gadot), jeune princesse qui rêve de combattre aux côtés des hommes. Un jour, alors qu’elle contemple pensive l’horizon du haut d’une falaise, elle est témoin d’un accident qui va changer le cours de son existence: un soldat, Steve Trevor (Chris Pine) se crashe en avion et vient à sombrer dans les eaux profondes. N’écoutant que son cœur, la jeune femme saute, le sauve et le ramène sur la plage. En ouvrant les yeux, l’homme découvre le visage splendide de celle qui l’a sauvé. Les Amazones forcent le soldat américain à expliquer la raison de sa venue. Diana apprend alors que des innocents meurent dans une guerre atroce contre les Allemands. Elle décide de partir avec Steve, emportant avec elle l’épée qui lui permettra de tuer le dieu de la guerre et de mettre ainsi fin au mal qui ronge les hommes. Diana quitte sa patrie pour devenir Wonder Woman.




Si vous pensiez lire une version moderne du scénario de la petite sirène, vous n’en êtes pas très loin. L’un des scénaristes du nouveau film de DC Entertainment, Allan Heinberg, a en effet expliqué s’en être inspiré pour raconter l’histoire de son héroïne. Un choix qui n’est pas anodin : comme Ariel, Diana quitte son monde par amour et par curiosité pour l’espèce humaine, et, une fois sur Terre, doit s’adapter pour correspondre aux normes de la féminité afin de ne pas attirer l’attention sur elle. Elle doit donc trouver des vêtements appropriés – dont un détail important, la paire de lunettes, judicieusement choisie par son partenaire qui pense ainsi la rendre moins désirable et qu’elle écrase négligemment lors d’une bagarre qui s’ensuit – et apprendre à contenir son caractère lorsqu’elle est en présence des hommes qui détiennent le pouvoir. Le film dénonce ainsi le sexisme ordinaire tout en restant subtile. Car si Diana ne remarque pas ces inégalités, Steve tente maladroitement de les réparer, incluant le spectateur dans un jeu qui consiste à prendre conscience de l’absurde de la situation.



L’autre aspect important concerne la cinéaste, Patty Jenkins, qui avait été pressentie un temps par les Studios Marvel pour le deuxième volet de la saga Thor et qui signe avec Wonder Woman le premier long-métrage de super-héros réalisé par une femme. Le film met clairement en avant sa visée féministe pour sa promotion, encourageant des exploitants de salle à organiser des séances exclusivement féminines, une initiative qui a créé la polémique aux Etats-Unis. On peut toutefois se poser la question : est-ce cohérent, dans un film qui thématise justement le sexisme et s’inscrit dans une démarche féministe, de multiplier les allusions à la beauté et au corps de son héroïne ? Ces remarques ne vont-elles pas dans le sens de certains spectateurs masculins qui persistent à ne voir en cette guerrière qu’un physique, qu’un objet de désir ? De ce point de vue, le film n’arrive pas à la cheville de Mad Max : Fury Road, lui aussi très discuté par la critique pour son aspect féministe et dans lequel cette question du male gaze était traitée avec humour. Malgré cette frustration, et une autre qui concerne la présence inutile de personnages secondaires, le film est en général très réussi, surtout sur le plan visuel.





Au final, comment interpréter le féminisme de Wonder Woman ? Un prétexte bidon ou un véritable engagement ? Prendre un malin plaisir, comme certain critiques le font, à associer l’héroïne à des valeurs particulièrement féminines et cheesy, c’est oublier qu’il est commun aux super-héros d’avoir pour mission d’apporter la paix et l’amour sur Terre et qu’en ce sens Wonder Woman s’inscrit dans la lignée de ses homologues masculins. De nombreuses spectatrices ont témoignés sur les réseaux sociaux avoir pleuré durant les scènes d’actions – scènes qui sont par ailleurs spectaculaires et captivantes –, des réactions qui prouvent à la fois l’enthousiasme que l’on peut avoir à contempler une superhéroïne en action, mais également la singularité de la chose. En ce sens-là, Wonder Woman est indispensable, et qui sait, un jour peut-être, voir une femme badass à l’écran sera devenu normal.

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