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Culture
Oser se raconter – Dire La vie, à l’Arsenic
Tissée autour de cinq œuvres racontant un évènement fort survenu dans la vie de leurs auteurs, la création Dire la vie d’Alexandre Doublet met en scène des textes puissants, porteurs d’un questionnement de fond sur la construction de nos identités au sein du monde social et relationnel.

La mort d’une mouche que l’on observe sans ciller (Ecrire de Marguerite Duras) ; le corps comme réalité première et incontournable (Le corps utopique de Michel Foucault) ; un avortement clandestin (L’évènement d’Annie Ernaux) ; l’enterrement d’un père qu’on n’a plus vu depuis longtemps (Retour à Reims de Didier Eribon) ou encore la mort tragique d’une jeune épouse (Le Livre brisé de Serge Doubrovsky) : autant de chocs personnels qui ont transformé des auteurs et les ont poussés à s’exprimer, autant d’évènements qui jalonnent l’existence, qui « disent la vie » . Ce sont ces récits directs qui ont touché et aidé le metteur en scène Alexandre Doublet lors de son propre choc personnel, la mort de l’homme qui l’a élevé, et qu’il a souhaités mettre en scène.


©Alexandre Doublet (autoportrait)


C’est donc un montage de ces œuvres, une sélection des passages ayant le plus touché Alexandre Doublet qui est donnée à voir. Dans une pénombre constante et un fond noir, les textes sont dits, parfois murmurés et ponctués de musique en écho lointain, en cinq monologues successifs (les œuvres ne se croisent pas). L’interprétation reste donc sobre et laisse ainsi pleinement se déployer la puissance des textes bruts. Si la mise en scène prend donc le parti d’une certaine distance émotionnelle, elle ne diminue en rien l’intensité de chaque récit (deux personnes ont d’ailleurs fait un malaise durant un moment fort du spectacle et ont dû être évacuées de la salle!)

Si l’on salue le choix de la sobriété de la mise en scène et la justesse de l’interprétation, on peut en revanche regretter que les différentes œuvres qui font l’objet de la pièce n’aient pas été mises en résonnance : en effet, à travers ces œuvres, c’est une même façon de se dire, de se raconter qui est présentée, une même prise de parole, qui dépasse le simple récit autobiographique. Les évènements narrés par les comédiens illustrent finalement une analyse sociologique, voire politique du processus de construction de nos identités au sein de la société, et nourrissent ainsi une réflexion critique du déterminisme social qui fait de nous ce que nous sommes.
Aurélia Babey

D’Alexandre Doublet/ avec Gérard Hardy, Yassine Harrada, Malika Khatir, Anne Sée et Emilie Vaudou/ à l’Arsenic du 1er au 6 novembre

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