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Culture
La Revanche du Jedi
Star Wars : Le Réveil de la Force
De J. J. Abrams | Science-fiction
Avec Daisy Ridley, John Boyega et Adam Driver


Attention ! On a fait ce qu’on a pu pour en révéler le moins possible, mais pour qui sait lire entre les lignes, le texte qui suit peut contenir quelques spoilers. Vous voilà prévenus.


Dans un précédent article, nous nous demandions si la Force pouvait véritablement être « réveillée ». C’est, dès son titre, ce que promettait d’accomplir le nouvel opus de Star Wars, mais nous restions néanmoins sceptiques, tant la tâche semblait ardue. Contenter les aficionados tout en conquérant les néophytes, respecter la mythologie mais raconter aussi sa propre histoire, assurer la cohérence du tout malgré les absurdités instillées par George Lucas ; plus que n’importe quel autre retour de saga, Le Réveil de la Force n’avait pas le droit à l’erreur. Ou pour citer un petit gars vert qui sait de quoi il parle : « Do or do not, there is no try ! »

Au terme d’une promotion rondement menée, un seul constat s’impose face au produit fini : J. J. Abrams et son équipe n’ont pas simplement essayé de réveiller la Force, ils l’ont bel et bien fait !

On savait déjà que le départ de Lucas était la meilleure chose qui puisse arriver à la franchise. Ne serait-ce que visuellement : sans surprise, la mise en scène enterre aisément celle, anémique, des trois films de la prélogie. Toujours aussi mobile qu’à l’accoutumée, la caméra d’Abrams nous gratifie ainsi de très belles images, notamment une série de plans-séquences pour le moins spectaculaires. S’il use évidemment du numérique pour donner vie à son univers, le cinéaste laisse néanmoins une grande place aux effets spéciaux en durs, les décors naturels et les maquillages étant à nouveau bien présents. Cerise sur le gâteau : presqu’aucun len flare à l’horizon !


En bref, Le Réveil de la Force abandonne le kitsch rutilant et les plans fixes devant fond bleu de la prélogie pour renouer idéalement avec l’esthétique usée et le souffle visuel des opus originaux. Et fort heureusement, le retour aux fondamentaux se fait aussi pour de bon dans ce que raconte ce septième épisode. Pourtant, Dieu sait que le parti pris était casse-gueule.

Comme annoncé dans le précédent article, les choix opérés par Lucas dans Le Retour du Jedi créaient quelques problèmes pour la suite : comment rebondir après le dévoiement de la quasi-totalité des arcs narratifs ? Ne valait-il pas mieux repartir de zéro, avec de tous nouveaux personnages et une intrigue entièrement neuve ? Le Réveil de la Force opte pour le compromis, à mi-chemin entre la séquelle, le remake et le reboot, et s’en sort étonnamment bien.

Dans un souci de « faire rimer » le neuf avec le vieux, chaque film de la prélogie singeait l’opus correspondant de la trilogie originale : La Menace Fantôme contient ainsi un long passage sur Tatooïne, un duel final qui conduit à la mort du vieux mentor et une bataille spatiale se concluant par la destruction de la base ennemie, L’Attaque des Clones narre la naissance d’une romance entre deux héros et voit un Skywalker se faire trancher la main, La Revanche des Siths s’ouvre sur une périlleuse mission de sauvetage, etc, etc…


Le procédé était intéressant et même cohérent dans le cadre mythologique de la franchise, mais ne dépassait hélas pas le stade de simples échos vidés de la substance originelle. Le Réveil de la Force fait de même, mais beaucoup plus intelligemment.

En effet, en reprenant une nouvelle fois la structure d’Un Nouvel Espoir, le récit parvient idéalement à revenir aux fondamentaux de la saga tout en offrant à sa mythologie les moyens de repartir de plus belle. Certes on pourra regretter un manque d’audace sur certains aspects, notamment la dernière partie qui nous ressert exactement le même climax que l’épisode IV avec une Etoile Noire 2.0. Néanmoins, faut-il voir dans ces répétitions une volonté d’avancer en terrain connu, ou plutôt celle de prolonger les arcs narratifs de la trilogie originale et de les boucler ce coup-ci de manière correcte ? Dans plusieurs choix narratifs en tout cas, on devine presque le scénariste Lawrence Kasdan régler quelques comptes avec Lucas et corriger enfin certaines erreurs du Retour du Jedi : le film démarre ainsi en mentionnant dès le carton d’ouverture que Luke s’est retiré en ermite, comme il était censé le faire à la fin du sixième opus.

S’il frôle le trop-plein par instants, le fan service parvient donc heureusement à trouver le bon équilibre, chaque référence se faisant discrète ou tout au moins cohérente dans l’univers. Outre les nombreux clins d’œil à la trilogie originale et les images récurrentes des ruines de celle-ci (les épaves d’un Star Destroyer ou d’un AT-AT, le masque carbonisé de Vador), l’intrigue thématise en son sein la recherche du passé. Ainsi, la grande idée de ce nouvel opus est de faire de Luke le MacGuffin du film, tous les personnages tentant, pour des raisons différentes, de retrouver « le dernier Jedi ».


Le Réveil de la Force reprend les figures archétypales d’Un Nouvel Espoir, mais il les applique également à des personnages différents et redistribue les rôles de manière logique. De fait, ce procédé de répétition n’empêche nullement les variations et les nouveautés. Ainsi en est-il des deux jeunes héros, Rey et Finn, qui dévient peu à peu de la route attendue, de même que le méchant Kylo Ren réserve son lot de surprises.

Face au plan final d’une puissance rare, on ne doute plus : par son retour réussi à la substance mythologique et au souffle aventureux de la trilogie originale, ce septième opus régénère pour de bon la saga. Si l’épisode VIII, en pleine conception par Rian Johnson, continue dans cette logique de relecture (notamment concernant le personnage de Luke) et se fait à son tour l’écho cohérent de L’Empire Contre-Attaque (avec la montée émotionnelle que cela implique), alors il se pourrait bien que cette nouvelle trilogie nous fasse oublier toutes les frasques de George Lucas et rende définitivement à la franchise toute sa splendeur. Pour le moment, Le Réveil de la Force nous rappelle déjà pourquoi on aimait Star Wars. On en demandait pas plus.

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