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Culture
Violons sobres et folie barbare
Etiqueté sous « folk mondiale aux accents mongols », Violons Barbares intrigue. Vendredi, 22h45, Village du Monde, chapiteau du Dôme, prochain arrêt : nulle part et partout à la fois.

La fine équipe (Photo : Pablo Gutierrez)


Oubliez la pluie qui bat à l’extérieur du chapiteau, on part en voyage. Il y a d’abord le chanteur – Dandarvaanchig Enkhjargal – d’origine mongole, qui entre sur scène armé de son morin khoor ; un violon à deux cordes dont le manche se termine par une tête de cheval sculptée. Vient ensuite le violoniste – Dimitar Gougov – Bulgare avec ses quatorze cordes. Enfin, le batteur et percussionniste – Fabien Guyot – français clôt ce trio hétéroclite. Ensemble ils composent une musique comme un chant mystérieux qu’on entend au loin.

Au Dôme, on s’étonne qu’un violon à deux cordes puisse produire autant de sons différents. Et cette voix du chanteur, elle est gutturale. On dirait un chant d’église aux accents… barbares. Cela peut rebuter bien des oreilles, mais la performance est captivante, d’une beauté mystique. C’est sans que l’on ne s’en rende compte, que l’on troque la plaine glissante de l’Asse pour la steppe mongolienne.

Il y a de la sobriété et de la folie dans leur musique tout comme dans leur performance scénique. L’habit noir tranche avec les cheveux bouclés de Dimitar Gougov, le jaune chatoyant du gilet de Dandarvaanchig Enkhjargal apporte une touche de couleur tandis que le batteur joue sur tout ce qui est susceptible de produire du son.

La Suisse est bien loin derrière. On a un rendez-vous d’amour à cheval en Mongolie – « parce que c’est plus classe en Mongolie », précise Dimitar – l’amoureux est parti au grand galop dans la steppe. Coup de violons. Voilà, il est arrivé. Le chant reprend, étrange, rapide, dicté… Crier. Il y a comme une violente urgence faite de montées et de descentes vocales. Schizophrénie buccale.

Une autre chanson, de Bulgarie cette fois, parle aussi d’amour. Elle conte l’histoire de Jore – un Jore est un fou et en Bulgarie il paraît qu’il y en a un par village, vous êtes prévenus – qui tricote des chaussettes multicolores. Il les donnera à celle qui les trouve belles et originales. Avec malice, Dimitar, relève le bas de son pantalon et laisse apparaître une magnifique chaussette multicolore.

Il fait bon vivre sous ce chapiteau du Dôme, parce que oui, il arrive fatalement un moment où il faut réintégrer son environnement physique. Ils ont choisi de terminer sur une reprise des Bee Gees, ce qui donne à la manière Violons Barbares : Saturday yourte fever. Si la musique s’arrête, si on remet nos pèlerines et k-way ce n’est pas pour autant que le dépaysement n’est plus. La voix de Dandarvaanchig résonne, comme un écho dans le décor du Village du Monde. Il est des chants qui saisissent des choses imperceptibles à l’intérieur de nous ; et ça c’est toute la beauté de ces musiques étranges et étrangères de l’Extrême-Orient.


Le concert des Violons Barbares en photos ! - © Pablo Gutierrez

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