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Culture
Il pleut, il pleut bergère…

© Paléo / ETAP
Paléo sans pluie, c’est comme L’auditoire sans connerie : impossible à part au pays des bisounours. Pourtant, cette année, on avait nos raisons d’espérer et puis… ah non, encore raté. Alors tradition pour tradition, autant en profiter pour partager avec vous les perles que ce paléo de merde nous a réservées pendant l’apocalypse.

C’est donc munie de mes bottes caoutchoutées so kitsch, les chaussettes remontées jusqu’aux aisselles et un k-way pour lequel j’ai dû dépenser l’équivalent de quatre Cardinales blondes lime cut (aucun lien avec la boisson que vous pourriez généreusement m’offrir si vous me croisiez au détour d’une allée du festival). C’est donc avec un look des plus classes (ou pas de look du tout) que j’ai bravé la tempête pour vous dénicher quelques-uns de ces spécimens ne sortant qu’en temps de pluie. Pour espérer apercevoir ces espèces en voie de disparition, il faut parfois rester des heures à l’affût sous une pluie battante. A force de courage et de détermination j’ai ainsi réussi à observer quelques-unes de ces créatures mystiques.

Il y a d’abord ces hordes de jeunes brebis égarées dans la prairie de la Grande Scène qui ne cessent jamais de courir et sautiller dans tous les sens et hurlant un langage dont on ne comprend pas un traître mot et dont j’ai seulement saisi qu’il se composait essentiellement de voyelles des plus stridentes. Pauvres petites choses auxquelles on voudrait venir en aide tant les voir barboter ainsi dans la boue, pieds, ventres, épaules et fesses nus nous remplit de désespoir. A noter que cette espèce a la particularité étonnante de se dévêtir au fur et à mesure que le temps se détériore. A l’heure actuelle, aucun scientifique n’a pu expliquer clairement ce phénomène unique en son genre. Pourtant, certains spécialistes avancent l’hypothèse d’un manque de jugement dû à la jeunesse de l’espèce lorsque d’autres parlent plus simplement d’une carence en neurones.


© Paléo / ETAP
Laissant là paître mes brebis et mes réflexions à leur sujet, je me mis à la recherche du loup solitaire. N’ayant pas de milieu naturel de prédilection, cet animal est difficile à observer. Après quelque temps de recherches infructueuses, c’est aux abords de la prairie des Arches que je le trouvai enfin, dandinant son postérieur au rythme de Let Her Go. Etrange espèce que voilà ! Se sustentant presque exclusivement de bière, la bête tient à peine debout mais parvient tout de même à produire des mouvements curieux et difficilement déchiffrables à la croisée du twist mêlé parfois à du rock acrobatique… Enfin, tout un programme. Perdue dans mes réflexions, je ne vis pas arriver le drame lorsque que, quelques mètres plus loin, surgit mon troupeau de brebis bêlant à vous en crever le cœur. Lassées de faire des galipettes devant la Grande Scène, elles avaient décidées de migrer sur la prairie des Arches pour voir si la boue y était plus brune. Ni une ni deux, le loup bondit à leur rencontre le ventre gargouillant et la langue pendante. La suite pourrait en heurter certains, je vous laisse donc à votre imagination.

Un peu sonnée par la cruauté dont je venais d’être témoin, je décidai de retourner vers mes congénères et, me semblait-il, leur sagesse. En chemin je croisai, ici et là, quelques espèces encore inconnues de l’homme occupées à se couvrir de boue pendant que leur progéniture, laissée à l’abandon, courrait et se roulait dans ladite terre.

De retour dans le monde des humains, c’est-à-dire la tente Bacardi, je me retrouvai collée-serrée à une foule compacte et en colère. On leur avait promis un festival sec, une sorte de rendez-vous en terre inconnue. Frédéric Lopez leur ayant fait faux bond, mes congénères suintaient le mécontentement les yeux rivés sur un radar de Landi peu clément.

21h, le déluge se calme enfin et leur soirée peut commencer. La mienne se terminera plus tôt que prévue. Trempée jusqu’aux os (mon k-way s’est révélé être une grosse arnaque), je rentre me sécher. Au loin, j’entends Calogero chanter une soirée en apesanteur, il n’a pas tort. Fière de ma petite escapade, je me congratule moi-même dans un train de retour à moitié vide (décidément, c’est le soir des nouveautés). La soirée fut épique et je m’en mettrais presque à espérer de la pluie pour les jours suivants parce que Paléo, c’est définitivement plus drôle quand il pleut.

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