X
X
L'auditoire

Téléchargez le dernier numéro de L'auditoire !

auditoire

Archives

time_machine

Remontez dans le temps ! Retrouvez tous les anciens articles de L'auditoire ici.

Rejoignez-nous sur Facebook

Suivez notre actualité au quotidien; retrouvez chaque jour articles, concours et photos!

Facebook
Culture
Lapointe : larmes, sexe et humour

© Paléo / Boris Soula
Quand on entend Lapointe, on pense Bobby, immédiatement (pas vous ?). Mais si Pierre ne sévit pas vraiment dans le même registre – moins de jeux de mots, plus de larmes – il illustre lui aussi à la perfection tout ce que l’on pourrait imaginer placer sous le terme « chou ».

Un piano à queue, une lumière bien foutue, un type derrière le piano et sous la lumière ; la grande classe. Pierre Lapointe est tout seul face au public compact et humide – peut-être que certains se sont retrouvés sous le Club Tent uniquement pour fuir le déluge alentour, gageons qu’ils auront fait une belle découverte par la même occasion – mais on a un peu l’impression d’être dans son salon.

On pourrait lui reprocher d’écrire des chansons mièvres ou déprimantes. Mais en fait on ne peut pas vraiment, puisqu’il passe la moitié de son concert à expliquer que ses chansons sont mièvres et déprimantes. Et le pire, c’est qu’il le dit de façon tellement drôle – et avec un accent québécois si irrésistible – que l’on passe du rire à la dépression sans avoir le temps de capter ce qu’il se passait. Un peu comme dans les trains récemment, lorsqu’on est assis non loin d’une porte et qu’on passe d’un air surconditionné aux 40°C extérieurs.

Honnêtement, c’est une parodie. Rien que les titres en disent long : le dernier album (2014) se nomme Paris tristesse. Et entre « Les remords ont faim », « Tu es et resteras seul » et « Quelques gouttes de sang », on est proche du sketch de François Pérusse. Ah non, pardon, il y a une chanson gaie : « Profitez-en ! », avertit le musicien. Et, une fois le morceau terminé : « Bon, c’est bien, c’est la seule chanson où vous pouviez taper des mains, et vous avez commencé sur le dernier refrain… »

Mais il se trouve que le charisme du personnage, la beauté des mélodies et l’humour des présentations entre chaque chanson provoque une complaisance exacerbée dans le pathos. On en vient presque – OK, on en vient carrément – à regretter que toutes ses paroles s’adressent à un homme. Et à détester le moment de la dernière chanson : « Pour la dernière, je vais faire une chanson que vous connaissez tous. Puisqu’elle est pas de moi haha. Et celui qui l’a faite, il est mort. Cherchez pas, il est mort. C’est de Léo Ferré et ça parle de sexe. » Et en effet, la plus sublime interprétation de « C’est extra » depuis la mort dudit Léo a vite fait concurrence aux basses de Passengers qui tentaient de s’imposer depuis la scène des Arches, non loin de là.

Mais on le rappelle ? « Bon alors une dernière, dernière ! Je crois que c’est la chanson la plus déprimante de tout mon répertoire. Comme ça je vous achève pour de bon. » Et le voici qui entame « Je déteste ma vie ». Sans blague.

Téléchargez le dernier numéro de L'auditoire !

auditoire

Archives

time_machine

Remontez dans le temps ! Retrouvez tous les anciens articles de L'auditoire ici.

Rejoignez-nous sur Facebook

Suivez notre actualité au quotidien; retrouvez chaque jour articles, concours et photos!

Facebook

Téléchargez le dernier numéro de L'auditoire !

auditoire

Archives

time_machine

Remontez dans le temps ! Retrouvez tous les anciens articles de L'auditoire ici.

Rejoignez-nous sur Facebook

Suivez notre actualité au quotidien; retrouvez chaque jour articles, concours et photos!

Facebook

Recherchez dans les articles

Agenda

Sélection d'événements choisis par la rédaction, pour ne plus rien manquer dans la région.

auditoire

Abonnez-vous, c'est gratuit!

L'auditoire n'est plus envoyé automatiquement à toute la communauté universitaire.
Si vous souhaitez continuer à recevoir notre douce prose dans vos foyers, il vous suffit de remplir le formulaire ci-dessous.

Et si vous nous aimez vraiment beaucoup, vous pouvez souscrire à un abonnement de soutien.