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Culture
«Nous les Cubains vivons davantage pour le monde que pour nous-mêmes»
Les traditionnelles fêtes ont débuté jeudi à Genève. Alors que certains distinguent «pré-fêtes» et «fêtes», L’auditoire a fait fi des catégorisations abusives pour profiter de la panoplie de concerts gratuits organisés pour l’occasion.

Vendredi, c’est devant un public dansant mais parfois dissipé que s’est présenté une formation illustre de la musique traditionnelle cubaine : Grupo Compay Segundo. Si le personnage de Compay (ndlr : membre du projet Buena Vista Social Club) ne vous dit rien, quelques notes du fameux Chan Chan suffiront à rafraîchir votre mémoire. Le fils du musicien, Salvador Repilado Labrada, est désormais le directeur musical du groupe. Avant de saisir sa contrebasse pour monter sur scène, nous l’avons rencontré.

© Sévine Nottaris


Salvador Repilado Labrada (en fumant) : Ça vous dérange, le cigare ?
L’auditoire (anti-fumée devant l’éternel mais bien décidée à capter la culture du personnage) : Non, pas du tout.


Qu’est ce qui vous plaît et vous déplaît en Suisse ?
C’est un pays magnifique avec un public enthousiaste et des gens très hospitaliers. Ce que je n’aime pas ? Rien, je m’y sens comme à la maison.

Vous avez joué dans le monde entier. Comment faites-vous pour trouver vos repères à chaque concert et vous connecter avec le public ?
Ici à Genève, nous venons pour la troisième fois. Le public nous aide à grandir et nous en avons besoin. Il n’y a pas de grandes différences entre les publics. Ils nous montrent tous de l’enthousiasme et de la joie et ils veulent en apprendre davantage sur Cuba.

Que nous apprend votre musique sur Cuba ?
Elle transmet la paix, le désir de vivre. Elle reflète le caractère avenant des Cubains.

Existe-t-il une relève dans la musique cubaine ?
Beaucoup de jeunes s’y intéressent et jouent de cette musique. Elle représente les racines de notre culture nationale et nous faisons tout pour qu’elle ne meure jamais.

Que pensez-vous du groupe Orishas, par exemple ?
Nous les avons rencontrés parce qu’ils voulaient enregistrer une version de Chan Chan et que nous devions en discuter ensemble. C’est en partie ce titre qui les a rendus célèbres. C’est un bon groupe qui essaie de cultiver notre musique aujourd’hui encore.

Quel est le rapport entre les paroles et la musique ?
Les deux choses sont très importantes et s’accompagnent mutuellement. Elles sont particulièrement complémentaires dans la musique cubaine. La tristesse d’un texte sur le désamour ou sur un problème familial se ressentira immédiatement dans la partie instrumentale de la chanson.

Votre formation n’est composée que d’hommes (ndlr : neuf, précisément). Quelle est la place de la femme dans la musique cubaine ?
La femme joue un rôle central puisque c’est une source d’inspiration. On retrouve souvent des noms féminins dans les chansons, Anita, par exemple. C’est le cas encore dans Chan Chan, puisqu’il s’agit d’un couple d’amoureux qui va se marier. Ils vont à la plage chercher du sable pour construire leur maison.
En ce qui concerne le groupe, nous avons eu des femmes pour nous accompagner. Elles ont simplement d’autres engagements actuellement.

La vocation de Grupo Compay Segundo est-elle de perpétuer la mémoire de votre père ou de proposer quelque chose de nouveau ?
Nous voulons que les chansons ne s’oublient jamais. Mais à partir de ce qui existe déjà, nous composons également des nouveautés pour essayer de transmettre du bonheur.

Comment expliquez-vous un tel succès sur une période aussi longue ?
Notre musique contient énormément de rythmes différents (ndlr : des styles musicaux). Beaucoup de genres comme le cha cha cha ont été créés à Cuba. Même le boléro a été « inventé » par un Cubain, Pepe Sanchez. Nous sommes enfin ceux qui avons introduit les percussions dans le jazz. Cette diversité nous fait durer.

Que nous apprend cette musique sur Cuba ?
Elle communique l’espoir, la paix, pour les inscrire dans l’âme des gens. Elle rappelle que Cuba est là pour aider le monde. Nous, les Cubains, vivons davantage pour le monde que pour nous-mêmes…

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