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Culture
NIFFF 2015, 10 juillet
Pour notre cinquième et ultime journée au Neuchâtel International Fantastic Film Festival, nous avons terminé notre séjour par un programme marqué du sceau de la science-fiction. Au menu : affiches de rêve, princesse de Mars, vampires de l’espace et héros du futur.



Exposition Drew Struzan

Lorsqu’il s’agit de discuter cinéma, on consacre généralement assez peu d’attention aux affiches de films. Pourtant, ces dernières participent grandement à forger l’univers graphique des œuvres dans l’inconscient collectif. Drew Struzan en est l’exemple parfait. Peintre et illustrateur, l’artiste s’est principalement distingué en réalisant les visuels publicitaires des plus gros blockbusters des trente dernières années et de nombreux films cultes. Fidèle de Lucas et Spielberg, on lui doit ainsi certaines des affiches les connues de tous les Star Wars et les Indiana Jones, d’E. T., de Jurassic Park et de Hook, mais également des Retour vers le futur, de Blade Runner, de Rambo, des Goonies, des deux premiers Harry Potter et, dernièrement, des deux Hellboy.

Au sein de son programme NIFFF Invasion, le festival offrait à voir les plus célèbres travaux de Struzan, visibles au Théâtre du Passage durant toute la durée de cette édition. L’occasion d’admirer longuement ces véritables œuvres d’art, dont le style très caractéristique a assurément renforcé l’impact visuel des Star Wars sur les rétines du monde entier. La sélection donnait également à voir quelques affiches moins connues car éclipsées par les versions d’autres artistes ou simplement non retenues au final. Parmi les illustrations de Star Wars se trouvait par exemple le premier jet effectué pour La Revanche du Jedi, imprimé massivement avant que Lucas ne décide de changer le titre en « Retour » et n’oblige la promotion à tout modifier.

Cette exposition consacrée à Drew Struzan permettait donc de s’intéresser à un pan du septième art peu abordé mais néanmoins passionnant.



John Carter
D’Andrew Stanton | Science-fiction / Aventure
Avec Taylor Kitsch et Lynn Collins

Invité d’honneur du forum New Worlds of Fantasy, le célèbre auteur Michael Moorcock (le Cycle d'Elric) avait profité de sa carte blanche pour offrir au public trois films qui lui tiennent à cœur : Kiss Me Deadly, Dark City et celui qui nous intéresse ici, John Carter. Présent à la projection pour introduire le film, Moorcock a expliqué l’avoir sélectionné afin de réparer l’immense injustice dont il fut victime à sa sortie en salles. Bide monumental qui aura coûté des centaines de millions de dollars à Disney, John Carter avait été sacrifié (délibérément, semble-t-il) par le studio aux grandes oreilles, la promo désastreuse dictée par la nouvelle équipe directrice ayant par avance scellé son destin.

Le film avait tout pour être un succès, mais, vendu n’importe comment, il est passé totalement inaperçu. Il n’a ainsi été fait mention nulle part qu’il s’agissait de l’adaptation du Cycle de Mars, série de romans fondatrice de la science-fiction moderne écrite en 1912 par Edgar Rice Burroughs (le papa de Tarzan) et source d’inspiration évidente de George Lucas pour Star Wars. De même, aucune mise en avant du nom d’Andrew Stanton, réalisateur oscarisé du Monde de Nemo et de Wall-E qui effectuait alors ses premiers pas dans le cinéma live.

« C’est vachement bien ! Pourquoi on n’en avait pas entendu parler ? », a-t-on pu entendre à la sortie de la projection. Effectivement, John Carter, « c’est vachement bien ».


John Carter, c’est l’un de ces récits millénaires que l’humanité se répète inlassablement et qui auront toujours le même impact dans l’inconscient collectif : durant la Guerre de Sécession, un officier sudiste se retrouve mystérieusement téléporté sur la planète Mars, où il se découvrira d'étranges pouvoirs. Pris dans un conflit entre deux peuples, ce soldat qui ne croit plus en rien et n’est plus mu que par son intérêt personnel tombera amoureux d’une princesse en péril, trouvant à ses côtés une nouvelle cause pour laquelle se battre.

John Carter, c’est un space opera ambitieux qui renoue avec la fraîcheur et la puissance évocatrice des premiers Star Wars : l’appel à l’aventure, les personnages touchants que l’on prend le temps de développer, l’univers extraterrestre riche et coloré qui ne demande qu’à être exploré, la direction artistique foisonnante qui frôle parfois le kitsch mais rend un vibrant hommage aux illustrations classiques des vieux pulps, la musique épique de Michael Giacchino qui émule intelligemment la partition de John Williams.


John Carter, c’est un blockbuster à la conception exemplaire, qui n’oublie pas l’humain ni l’organique derrière ses technologies de pointe : usant à merveille de la performance capture pour donner vie à ses martiens verts (parmi lesquels un Willem Dafoe méconnaissable), le film tourne dans de nombreux décors naturels pour illustrer les sublimes paysages de la planète rouge.

John Carter, c’est une œuvre rafraîchissante, jubilatoire et touchante, une aventure fédératrice qui aurait dû rencontrer le succès, donner lieu à une nouvelle saga mythique sur grand écran et assurer à son réalisateur un avenir radieux derrière la caméra. Au lieu de cela, le film est devenu l’un des plus gros échecs commerciaux de l’Histoire du cinéma, ses suites ont immédiatement été annulées et Andrew Stanton forcé de retourner chez Pixar.



Lifeforce
De Tobe Hooper | Science-fiction / Horreur
Avec Steve Railsback et Mathilda May

Scénariste d’Alien, Dan O’Bannon écrivait en 1985 un étrange film de science-fiction. Réalisé par Tobe Hooper (Massacre à la tronçonneuse, Poltergeist) et adapté du roman de Colin Wilson Les Vampires de l’espace, Lifeforce imagine qu’une mission spatiale ramène malencontreusement sur Terre des humanoïdes qui, une fois réveillés, n’auront en tête que de vampiriser de sa « force vitale » la planète entière.

Malgré un concept intéressant (l’origine du vampire mythologique est en réalité une race extraterrestre) et une introduction rappelant l’œuvre phare de Dan O’Bannon (on a aussi droit à la visite d’un vaisseau aux atours mystérieusement organiques), le film se révèle plus proche de la gaudriole malgré elle que de l’expérience de trouille viscérale qu’avait pu être Alien. Mise en scène transparente (à part pour abuser du grand angle, Hooper n’a pas grand-chose à faire de sa caméra), direction d’acteurs inexistante (Steve Railsback qui vocifère sur un Patrick Stewart lui-même en train de hurler comme un cinglé, grand moment), Lifeforce se transforme bien vite en une grosse série Z complètement boursoufflée. Et comme en plus il est habité par un fort penchant pour les courbes généreuses (en l’occurrence celles de Mathilda May, qui passe une bonne partie de l’aventure à se balader à poil dans des couloirs), à défaut de grande œuvre de la science-fiction, le film est en revanche un sacré bon moment de rigolade qui avait tout à fait sa place dans la section Guilty Pleasures de cette édition 2015 du NIFFF.



Turbo Kid
De François Simard, Anouk Whissell et Yoann-Karl Whissell| Science-fiction / Comédie
Avec Munro Chambers et Laurence Leboeuf

Si on vous parle d’un hommage énamouré aux années 1980 qui propose un univers post-apo à la Mad Max (à la différence que l’on conduit des vélos en lieu et place des grosses berlines), qui multiplie les références au comic book et aux classiques SF (dont Terminator), qui met en scène Michael Ironside en bad guy (LE méchant des eighties !), et qui se distingue par des effusions gore particulièrement jouissives, en saupoudrant le tout d’une bande-originale au synthé délicieusement rétro… Ça vous branche forcément (sinon, nous sommes au regret de vous annoncer que vous n’avez pas d’âme).

En ce qui nous concerne, Turbo Kid, par ses personnages très touchants et sa violence joyeusement débridée, a constitué une parfaite conclusion à notre séjour au NIFFF.


To be continued…

…l’an prochain ! Au vu de l’excellence de cette édition 2015, nous serons clairement de la partie pour la prochaine. Chaque année, le festival nous fait découvrir des films de tous genres et horizons, du western américain au thriller allemand, en passant par l’horreur vietnamienne et la science-fiction néo-zélandaise, des premières mondiales comme des vieux classiques indémodables. Invités prestigieux et spectateurs passionnés se rencontrent dans la bonne humeur et la simplicité, réunis afin de célébrer le cinéma le plus étrange, le plus merveilleux et le plus évocateur.

On a déjà hâte de l’édition 2016.

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