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Culture
NIFFF 2015, 7 juillet
Notre seconde journée au Neuchâtel International Fantastic Film Festival s’est révélée aussi chaude que la précédente, mais néanmoins ponctuée de quelques gouttes rafraichissantes (cherchez pas, c’est pas une métaphore, c’est vraiment la canicule ici et il a bel et bien plu un moment cet après-midi…). Au menu : chats-Godzillas japonais, jeux vidéo suisses et cowboys écossais.



New Shorts From Asia

Histoire de bien se mettre en jambes, nous avons débuté par une sélection de courts-métrages asiatiques. Comme souvent dans ce genre de programme, il y avait un peu de tout, de l’hilarant et du terrifiant, du bon et du mauvais. Si certaines réalisations étaient moins soignées que d’autres et que les scénarios n’avaient pas nécessairement tous quelque chose de franchement neuf ou intéressant à raconter, les œuvres présentées partageaient un même caractère atypique dans leur univers et leur façon de le traiter. On retiendra notamment Himiko The Godslayer VS. The Legion Of Azure Dragons From Hell, court japonais aussi délirant que son titre est long : il nous fait ainsi vivre la séance de jeu d’un gamin à travers les yeux imaginatifs de ce dernier, filmant le tout à la manière d’un combat épique. Autre curiosité, la création taïwanaise Weather Report Of The End narre les problèmes familiaux d’un présentateur météo durant la fin du monde, qui tente de renouer avec sa fille en même temps qu’il doit annoncer quotidiennement des attaques de monstres géants sur le territoire (dont un « Meowzilla », soit un Godzilla affublé d’un ridicule masque de chat).



Der Polder
De Julian M. Grünthal et Samuel Schwarz
Avec Christoph Bach et Nina Fog

Nous avons enchaîné avec un curieux film suisse s’inscrivant dans un projet transmédia. Sur un concept mélangeant Inception et ExistenZ, Der Polder explore les méandres de la réalité virtuelle et de la perception du réel. Aussi étrange que son scénario, l’univers visuel propose un étonnant mix entre la science-fiction, le surréalisme, le manga, l’horreur et les paysages pastoraux. Tout ne s’harmonise pas forcément très bien, mais les deux réalisateurs font tout de même quelques choix de représentation assez originaux. On retiendra par exemple l’idée des filtres utilisés pour illustrer la réalité virtuelle. Si le film est une vraie curiosité pour les yeux, sa mise en forme étant certes un peu bordélique mais néanmoins ambitieuse, ce qu’il raconte est en revanche extrêmement brouillon et, pour le coup, assez peu intéressant.

Intrigant au départ, le récit se perd en circonvolutions et lasse assez rapidement. S’il use de son prétexte SF pour justifier sur la fin la bancalité du script, le film n’en devient pas pour autant plus intelligent et n’apporte pas grand-chose derrière au final.

Expérience étrange et indéfinissable, Der Polder a au moins le mérite de tenter plein de choses, sans doute un peu trop, et surtout de prouver que l’imaginaire a aussi sa place dans le cinéma suisse. On aimerait simplement qu’il soit traité avec plus de rigueur.



Slow West
De John MacLean | Western
Avec Michael Fassbender et Kodi Smit-McPhee

Premier film de John MacLean, Slow West porte bien son titre. Western lent et contemplatif, il prend le temps d’installer son univers et ses personnages afin de nous immerger intensément dans l’aventure qu’il propose. L’histoire est celle de Jay, jeune écossais qui traverse les plaines américaines à la recherche de son amour perdu. Sur sa route vers l’Ouest, il rencontre Silas, mercenaire sans scrupules qui l’accompagnera dans sa quête.

Tourné en format académique (1,375 :1), Slow West offre de très belles images, composées avec soin et superbement éclairées. A vouloir faire du contemplatif, on prend toujours le risque de finir par ne plus faire que de la pose, des jolis plans totalement vides de sens. Ce n’est heureusement pas le cas ici, les longs plans sur les paysages participant à caractériser l’univers et par-là les personnages. Comme dans tout bon western, l’environnement est un protagoniste à lui seul, la nature est une force imprévisible et impitoyable contre laquelle l’humain ne peut rien. Ce dernier, livré à lui-même dans ces terres désertiques, revient à une forme de survie primitive réveillant sa bestialité inhérente.

MacLean exploite ainsi de nombreux thèmes classiques du genre. De fait, le récit use d’un schéma connu : la rencontre entre un jeune innocent pur et naïf avec un vieux cowboy violent et désabusé, rencontre qui mènera le premier à découvrir la dureté du monde et le second à réapprendre à vivre et aimer son prochain. Un pitch qui rappelle le récent True Grit, avec lequel Slow West partage d’ailleurs également un goût pour l’humour noir et les envolées absurdes (les héros croisent par exemple le squelette d’un bûcheron écrasé par le tronc qu’il a lui-même abattu). Néanmoins, même si la relation entre les deux protagonistes fonctionne parfaitement grâce à ses excellents interprètes (Michael Fassbender et Kodi Smit-McPhee), Slow West n’atteint jamais vraiment la même puissance évocatrice que le film des frères Coen. La faute sans doute à une propension à expliciter un peu trop directement son propos dans les dialogues et surtout à travers une voix-over de Fassbinder au final assez peu utile.

Malgré cela, le premier long-métrage de John MacLean reste fascinant, entraînant et touchant. Le western étant un genre plutôt rare ces temps-ci, il faut profiter de chacune de ses bonnes itérations. Slow West en fait indéniablement partie.


To be continued…
Pour bien terminer la soirée, nous avions prévu de tester l’Open Air avec la projection de The Warriors, mais le Festival Off a finalement eu raison de nous… On tâchera néanmoins de découvrir au moins un film en extérieur (vu la canicule, ça ne peut pas faire de mal). Suite au prochain épisode…

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