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Culture
La vague rock a déferlé sur Penthalaz
La dernière soirée du festival rendait hommage au rock. Comment expliquer le succès intemporel de ce style indémodable ? Rencontre et analyse avec les artistes présents au Venoge.

Carton plein samedi à Penthalaz. Pour le concert de Louis Bertignac, des amateurs de tous âges se sont entassés devant la plus grande scène. L’enchaînement avec les filles de Back n’Black (ndlr : un groupe suisse allemand composé uniquement de filles et qui rend hommage à AC/DC) a démontré que les légendes du rock sont encore bien vivantes et déplacent toujours autant les foules. Et tout cela sans parler des deux régionaux de l’étape : Dirty Sound Magnet et The Rambling Wheels, dont les concerts nous ont ramenés aux origines d’un rock qu’ils veulent très pur et…en anglais !

Perpétuer le mythe
Bertignac illustre bien cette image de légende du rock. Ancien membre du groupe français Téléphone dans les années septante et huitante, il a vécu l’âge d’or de ce type de musique. La carrière en solo qu’il poursuit désormais reste très marquée par cette influence. Alors qu’on a souvent le coup de blues en évoquant les grands noms du milieu, est-ce le cas pour Louis Bertignac ? « Je pourrais être nostalgique par rapport à ce qui se fait aujourd’hui mais je pense plutôt que c’est mon regard qui a changé. Il y a encore des artistes, des trucs qui me plaisent mais je suis moins amoureux. A 14 ans, j’étais halluciné, ensuite ce n’était plus pareil», se souvient-il. Il confie que le fait d’être passé de l’autre côté de la scène et de devenir musicien à son tour a passablement changé sa vision des choses.
Quand on l’interroge à propos des Back n’Black, Bertignac avoue avoir toujours apprécié AC/DC et ses « tubes énormes ». Il compare le groupe à ZZ Top et souligne une « efficacité et une simplicité assez rares » et typiques des formations musicales d’antan.
Lors de son propre concert, on aura pu apprécier un doux mélange de reprises et de titres personnels. Cendrillon, Tu m’emmèneras, et même une reprise de Knocking on heaven’s door se sont enchaînés avant le dernier single Suis-moi. Presque à chaque chanson Bertignac offrira en prime un solo de guitare de haut vol, comme pour rassurer quant à sa maîtrise de l’instrument.


© Maxime Filliau


Le passé et le présent dans un même instant
On l’aura compris, la dimension temporelle joue un rôle clé dans l’analyse de la planète rock. Pourquoi la foule s’emballe-t-elle tant dès les premières notes de Cendrillon alors qu’elle reste bien plus calme lors des autres chansons ? Envoûtement intemporel ou refus de vieillir et déni de la réalité actuelle?
Prenons encore le cas des Back n’Black. Qu’est-ce qui pousse cinq jolies jeunes filles à revêtir, le soir venu, l’habit des musiciens virils et tout en noir d’AC/DC ?
BB, la guitariste de la formation reste un peu perplexe : « Je ne saurais expliquer pourquoi leur musique nous plaît tellement. Je suis tout simplement fan parce que je la trouve simple et efficace. J’ai commencé à l’écouter quand j’étais adolescente ». Même si ses camarades et elle jouent également dans d’autres groupes où elles composent leurs propres chansons, l’objectif de leur « tribute » est clair : « s’éclater en reprenant les titres d’AC/DC mais en y apportant quand même une touche, car c’est impossible de les imiter ». Pour BB, il s’agit d’un groupe extrêmement « créatif, capable d’écrire 15 albums avec 4 accords ». Si on la ramène à l’actualité, elle concède que « la musique d’aujourd’hui est très libre mais plus aussi créative que par le passé. Ce qui s’est amélioré, c’est la technique. Les artistes reprennent la créativité du passé pour y ajouter des éléments techniques ». Sur scène, tous les ingrédients sont réunis pour recréer l’ambiance d’un concert d’AC/DC : décors, instruments, attitudes et mimiques, et même notre musicienne qui traverse le public en fin de show.


© Maxime Filliau


Pour expliquer cette volonté de perpétuer le rock, nous tenterons l’hypothèse de la « contingence historique », comme aiment à dire les sociologues. La contingence historique, ça signifie simplement dans ce cas que l’essor du rock correspond à une période de libération sociale importante, mai 68. Vu que cet événement a marqué une, voire plusieurs générations dans le quotidien comme dans les mœurs au sens plus large, l’association du rock à cette période lui donne force et validité jusqu’à nos jours.
Cependant, au-delà de ce constant balancement entre passé et présent, ne faut-il pas simplement voir le pouvoir du rock dans la musique comme moyen d’expression ? Cela pourrait bien être un argument pour Bertignac : « C’est pour ça que je me suis lancé là-dedans au départ. J’étais timide et peu bavard. La musique a constitué pour moi un moyen d’échange. J’ai fait des bœufs avec des gens de partout, sans avoir besoin de parler. J’en ai fait mon langage, et c’est une super thérapie. »
Et BB la guitariste de rappeler : « Rien n’est vieux. Même les vrais AC/DC jouent toujours… »

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