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Culture
"Ça, il faut le mettre dans l'interview!"
Au Venoge, tout est possible et une interview a vite fait de déraper. Et puisqu’on est des journalistes cools et authentiques, on partage tout : le meilleur comme le pire. On vous laisse donc le soin de démêler le vrai du faux de notre rencontre avec les Dirty Sound Magnet…en grande forme !


© Stéphane Harnisch


L’auditoire: Y a-t-il un groupe suisse romand qui, une fois, finira par chanter en français ?

Stavros: Il y en a, ça s’appelle de la chanson française…(rires). Plus sérieusement, le rock est un style impossible à chanter en français. Il a des origines américaines et anglaises et doit les préserver.
Marco: Je dirais que c’est à cause de la mondialisation, qui prend plus d’importance chaque jour. Mais aussi parce que nos parents ont écouté du bon rock en anglais et que l’on a assimilé comme ça. S’il y avait eu un bon groupe français à l’époque, on aurait eu une autre influence.
Dans le groupe, en ce qui nous concerne, on ne le conçoit pas en français.
Stavros: La linguistique est quelque chose d’incroyable. Le rock s’est développé par rapport à une certaine langue. Il faut qu’elle soit « froide », comme on dit techniquement. Le français, comme les autres langues latines, est trop chantant pour faire du rock. Il a besoin, musicalement, de la platitude de l’accent anglais.

(Un autre membre du groupe et l’ingénieur son nous rejoignent pour prendre part à une interview qui tourne au débat sur la langue originelle du rock. Les garçons parlent tous en même temps…La journaliste tente de les recadrer.)

L’auditoire: Il n’existe donc pas de rock français, en résumé ?

Marco: Oui, et Louis Bertignac nous en offre ce soir un bon exemple. On ne peut pas nier ça complètement, surtout si on regarde sa carrière et les millions de disque vendus avec Téléphone.

L’auditoire: Qu’est-ce qui se cache derrière Dirty Sound Magnet ?

Stavros (décidément très bavard et sur le ton de la plaisanterie): Ca signifie « aimant qui attire le son sale ». Le rock est un peu mort aujourd’hui, dans le sens où le message original s’est perdu. Il s’est dilué dans la m**** politique et économique alors qu’il cherchait à la base à diffuser un message d’humanité et à exprimer des choses fortes. Il s’est éloigné de son but, et on veut l’y ramener. Le nom a donc plusieurs significations. D’un côté, il illustre l’aimant vers lequel le rock a été attiré et de l’autre il décrit notre volonté d’aimanter les gens pour les ramener au bon son.

L’auditoire: Les filles de Back n’Black (ndlr : un tribute exclusivement féminin au groupe AC/DC) jouent aussi ce soir. Qu’en pensez-vous ?

Stavros: Je dois répondre pour l’interview ou dire ce que je pense vraiment ? Elles ne font pas leurs propres chansons, c’est dommage. Par contre, il est bien qu’elles rendent hommage à leur groupe fétiche.

L’auditoire: Qu’est-ce que la Venoge ?

L’ingénieur son: C’est Jean Villars Gilles, il a écrit un poème.
L’accompagnateur sans nom: On sait maintenant que ce n’est pas un village…
Stavros (coupant résolument la parole à ses camarades): Alors moi, à six ans, je me baignais les pieds tous les matins dans la Venoge… Non, c’est pas vrai. L’histoire, c’est que notre « roadie » (ndlr : un accompagnateur aussi présent lors de l’interview. Oui, on vous l’a dit, l’ambiance est conviviale…) est breton. Il est mannequin mais il est aussi marin. Et il a voulu descendre la Venoge en bateau. Sauf que ça ne marchait pas, alors il a pris une bouée…
L’ingénieur son (coupant la parole à son tour): Moi aussi, j’ai toujours su que j’aurais dû être marin. Ou footballeur.

L’auditoire: Et quelle image avez-vous du Venoge Festival ?

Didier: Une panne de son.
Stavros: C’est une ambiance familiale, avec des loges et des backstages géniaux. Les gens discutent beaucoup entre eux. On passe une super soirée en coulisses.
Didier: Les bénévoles sont très cool, je les remercie, je n’ai pas eu le temps de les saluer.
Stavros (qui se dissipe et tente de poser les questions à la place de la journaliste): Bon et ce que vous devez aussi noter, c’est qu’on a voulu finir à poil sur scène, mais que les organisateurs n’ont pas voulu. Il y avait deux restrictions : le niveau sonore et la nudité. Il faut le noter, ça (les yeux rivés sur le calepin de la journaliste, tentant de lui prendre le stylo des mains).
Didier: C’est la meilleure interview qu’on ait jamais faite.

De guerre lasse, votre humble servante préférera ne pas s’entêter dans des efforts insensés.
Les propos ci-dessus sont à prendre avec beaucoup de distance et d’humour et témoignent des aléas avec lesquels il faut parfois composer. Ils n’engagent que la retranscriptrice, qui a souhaité partager un grand moment de rigolade. Parce que trop de sérieux, c’est pas sérieux.

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