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Culture
Celle qui pense que le récit de son dernier soir à Paléo intéresse les gens
Chaque jour, un individu absurde du Paléo est analysé par nos soins. Individu réel, mais hypothèses hypothétiques. Aujourd'hui, l'hypothèse s'est trouvé confirmée.


(© Paléo / ETAP)
Paléo c’est terminé. Et comme chaque année on est très triste, mais quand même un peu soulagé de pouvoir rentrer chez soi. Parce que marcher dans la boue, être baigné de l’odeur de paille rance, avoir froid, avoir chaud, se faire rincer par des averses surgies de nulle part, se faire écraser les pieds et hurler dans les oreilles, boire, ne pas dormir, passer des heures dans les transports en commun – parce qu’on est malin – bref, tout ça, ça va six jours, mais on se rend souvent compte le dimanche soir qu’on est plutôt content d’avoir un an pour s’en remettre.

Cependant, comme on est reste très triste, on est nostalgique, on pense à la semaine, à la dernière soirée, on se dit qu’on n’a peut-être pas assez profité et que maintenant c’est trop tard. Alors pour pallier tout ceci, on raconte sa dernière journée sur la plaine de l’Asse…

12h30 : Réveil laborieux. Petites pâtes à l’huile – pas le temps de faire autre chose –, douche psychologique (à quoi ça sert de se laver avant d’aller au Paléo ?), quelques affaires dans un sac et c’est parti.

14h15 : J’ai envoyé un WhatsApp à Bruno et Yannick pour leur demander où ils étaient. Julie était dans le premier wagon, juste derrière la locomotive. Dans son message elle avait dit qu’elle avait « sorti les fleurs ». J’ai compris en la voyant. Romain a fini sa clope sur le quai – ce qui est interdit il me semble, mais je n’ai rien dit – avant de nous rejoindre. Quand il a salué Julie elle ne l’a pas tout de suite reconnu et du coup elle lui a dit « bonjour » d’un air à la fois solennel et suspicieux. Ça m’a fait rire. Puis Bruno et Yannick sont arrivés et ont commencé à se plaindre parce qu’ils étaient fatigués et parce qu’ils aiment bien se plaindre. Du coup la femme d’une soixantaine d’années qui était assise de l’autre côté du couloir s’est moqué de nous en disant que c’était son 39ème Paléo et qu’elle n’avait jamais dit qu’elle était fatiguée.

14h39 : Message de Bruno en réponse à celui de 14h15 : « On est en face de toi, banane. » Je l’ai regardé, je lui ai dit qu’il était bête et il a acquiescé. Il avait l’air satisfait.

14h40 : Arrivée en gare de Nyon. J’ai posé mes affaires pour le lendemain dans un casier consigné de la gare (une idée de génie qui avait surgi dans mon esprit fertile peu après le réveil).

14h52 : Départ de la navette pour la plaine de l’Asse. Comme Yannick et Bruno avaient acheté des abricots j’ai pu jouer à lancer les noyaux par la petite fenêtre au-dessus de la tête de Bruno. J’ai réussi une fois. Ça m’a occupée tout le trajet. Un type qui était dans le chemin s’est vite planqué dans un coin.


Les fucking briquets
15h : Un peu à la bourre pour la conférence de presse, mais on a quand même trouvé des places, Julie et moi au premier rang et Bruno et Yannick un peu plus derrière. Petit bilan, puis questions des journalistes notamment concernant le papier du Matin qui avait dénoncé une xénophobie anti-française latente, prétendument révélée par le concert de Stromae. Tout le monde cassait du sucre sur le dos de la journaliste qui avait écrit l’article et je me suis demandé si elle était là. Probablement pas. Il faut dire que 601 journalistes étaient accrédités. « Quand on voit ceux qui sont là aujourd’hui, on se demande où sont les autres ! » a d’ailleurs plaisanté Daniel Rossellat. J’ai pris des notes pendant toute la conférence, sans savoir si j’allais vraiment en faire quelque chose. Ça n’a pas duré plus de 45 minutes étant donné qu’après il y avait du champagne.

15h45 : Apéro au champagne. On a discuté avec des journalistes de concertsandco.com et on a mangé des chips. Ensuite on a fait un petit tour sur le terrain du festival. Yannick voulait qu’on aille faire des briquets gratuits au stand Marlboro et Julie voulait manger des cupcakes. On a fait tout ça. Tout le monde était lent, il n’y avait pas assez de place pour mettre tout ce qu’on voulait sur le briquet, on ne pouvait pas écrire sexe, l’iPad a planté, ça nous a pris une heure et demie et ça m’a énervée. En plus maintenant on va croire qu'on fait de la pub pour Marlboro.


(© Julie Collet)
18h30 : Retour à l’espace presse pour publier l’article sur la déco écrit la veille dans le train entre quatre et cinq heures du matin pendant que Bruno et Yannick roupillaient en bavant presque – ce qui explique les quelques fautes, mais ce n'est rien comparé à Bruno qui n'arrive pas à compter jusqu'à treize et qui s'était planté dans son cinquième épisode, héhé. J’ai publié aussi celui de Lucile. Mail de Bruno, daté de la veille mais qui m’a refait sourire à sa relecture : « Voilà les deux photos moches. Grouille, après on va choper des chips. » Pascal nous a rejoints et on a fait des photos dans le canapé pour que Julie puisse ensuite faire l’illustration du dernier épisode du feuilleton de Bruno.

20h30 : Yannick est allé bosser au stand Cardinal et Pascal était de garde (il est pompier), du coup on pouvait de nouveau entrer dans les endroits réservés aux détenteurs de la lettre « C ». Donc bar du Canal pour écouter de loin The National. C’est là qu’on a croisé Céline un peu ivre qui nous a beaucoup fait rire et nous a appris que The National avait composé Rains of Castamere.

21h : Concert de Woodkid. Je suis partie à la recherche de Céline qui avait disparu. « T’es passée où ? » « J’ai traversé pa foule. » Merci WhatsApp. J’ai laissé tomber et je suis allé faire un tour à l’espace presse. Les types du Paléoblog regardaient le premier montage du zapping du dimanche. Sur la vidéo j’ai reconnu Zoé qui s’est fait avoir et qui a l’air bête du coup. Je suis allé acheter des clopes parce que je n’avais pas de cigarillos et qu’il fallait bien que ce putain de briquet serve à quelque chose. Comme je connais pas trop les paquets j’en ai choisi un au hasard et j’ai dit « oui oui » quand on m’a dit que c’étaient les plus fortes.

23h : J’ai fini par retrouver les autres devant Woodkid, après m’être affalée sur quelqu’un qui avait décidé de s’asseoir au milieu de la foule. A la fin du concert je devais retrouver Céline, Alberto et Erwan au quartier des Alpes. Sauf que Yannick a voulu pisser et du coup on n’a pas eu le temps. On a même eu peur de rater le début du feu d’artifice.


Dernier selfie de la semaine... Yannick y tenait (© Yannick Benisty)
23h30 : Fin du feu d’artifice et début du concert de Placebo. J’ai renoncé à l’idée de retrouver les autres et j’ai rejoint Céline au Cosmo avec Julie. Je suis passée aux toilettes et j’ai recroisé les types du Paléoblog qui avaient enfin terminé leur montage.

0h24 : Message de Yannick : ils rentrent tels les « gros nazes fatigués ». Mais comme Bruno doit me rembourser les multiples Gin-to’ que je lui ai payés je les ai rejoints dans les canapés.

1h : C’est finalement Céline et Julie qui m’ont retrouvée à l’espace presse vu que c’était la fête de fin de semaine et qu’il y avait de nouveau du champagne. On a longuement argumenté avec Victor, qui prétendait nous connaître du Montreux Jazz alors que c’était faux. Puis il y a eu plein de gens, notamment Guillaume qui s’est révélé être celui qui esquivait mes noyaux d’abricot dans le train. J’ai essayé de fumer mes cigarettes mais Céline les éteignait systématiquement en les jetant dans ma bière alors j’ai laissé tomber. On a geeké avec les photographes en charge du prochain livre sur le festival pour la 40ème édition en matant plein d’applications de retouches photos pour smartphone. J’ai récupéré trois affiches Paléo sans savoir vraiment ce que j’allais en faire. Céline a fait semblant d’être sobre pour discuter avec un photographe qui faisait semblant d’être ivre. On a revu Eddy et son équipe. Ils m’ont demandé si j’allais à l’after à la Grande Scène. Alberto est venu un moment puis ils ont disparu avec Céline. Daniel Rossellat est parti en souhaitant bonne nuit à tout le monde et en nous donnant rendez-vous pour l’année prochaine.

2h30 : En fait y avait pas vraiment d’after à la Grande Scène. Juste des gens qui démontaient des choses, quelques chips et les types de Placebo qui discutaient en rangeant leurs affaires. C’était un peu mort. Du coup on s’est resservi en bières et on est parti en direction de l’accueil des artistes dans un ultime espoir d’after. Mais là aussi les gens détruisaient tout en écoutant Happy.


Le Cosmo (© Paléo / ETAP)
3h : On est resté au Cosmo jusqu’à ce qu’ils nous enferment à moitié dans la tente. Y avait ce petit côté déprimant de fin de semaine, quand on ne voit plus que la boue. Pascal était au bar des musiciens.

4h : Le bar des musiciens était bondé, j’ai croisé plein de gens de partout mais surtout de l’Unil. On a dansé un peu mais la musique était naze et Pascal avait pris la dernière Pina Colada du bar, du coup on a décidé de rentrer avec Julie. Au moment où on partait ils ont passé Marcia Baila. Les salauds.

5h : Arrivée chez Pascal. J’ai galéré pour ouvrir la porte mais je crois que je n’ai pas réveillé ses parents. Petit message sur le groupe « C’est bon pascalou tes clés sont dans la boîte ! (J’ai refermé la portr de l’appart si jamais) a toute bonuit ! ». J’ai relu et j’ai vu la faute de frappe. Ça m’a énervée parce que j’ai dû corriger et que je galère toujours pour trouver l’astérisque sur ce clavier, surtout à 5h12. J’ai quand même un peu regretté d’avoir laissé mes habits propres dans le casier de la gare. J’ai enlevé mon badge et j’ai eu une petite réflexion philosophique sur l’utilité du machin, qui m’avait ouvert tant de portes durant la semaine et qui était désormais redevenu un petit bout de plastique obsolète. J’ai tiré les rideaux sans rien casser et je me suis endormie en pensant que le lendemain serait rude.


Galerie photo: Petit résumé de l'ambiance (© Kathleen Vitor)

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