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Culture
NIFFF 2014, 8 juillet
Notre seconde journée au Neuchâtel International Fantastic Film Festival s’est révélée tout aussi pluvieuse que la première, mais surtout tout aussi riche en surprises et en découvertes. Au menu : anges vengeurs, espions coréens, marathoniens enragés et flics loup-garou.


Dogma
De Kevin Smith | Comédie
Avec Linda Fiorentino et Ben Affleck

Nous avons attaqué la journée avec un autre des films de Kevin Smith : Dogma. Un projet ambitieux auquel il avait pensé très tôt, mais qu’il préféra repousser en attendant d’être suffisamment mûr et d’avoir les moyens nécessaires à sa réalisation. Narrant le périple d’une jeune femme ayant perdu la foi qui se retrouve malgré elle au cœur du combat pour empêcher l’Apocalypse, le film se pose en pamphlet enflammé contre les dérives de la religion catholique aux Etats-Unis, puritanisme et intégrisme religieux en tête de liste.

S’il est clairement le long-métrage le plus ambitieux de Smith, Dogma n’est en revanche pas le plus réussi. Beaucoup trop long (plus de deux heures), le récit se perd en circonvolutions relativement vaines pour finir très vite par lasser. Le cadre de la quête au but clairement défini semble mal s’accorder avec le goût du cinéaste pour les délires verbeux, ces derniers déviant un peu plus à chaque coup le film de sa trajectoire. Ainsi, les différents registres invoqués (de la comédie grasse au drame sérieux) ne se mélangent pas toujours bien et même s’annulent parfois.

Et c’est bien dommage, car le film est loin d’être dénué d’intérêt. Comme dans toutes les œuvres de l’auteur de Clerks, on y trouve mille caméos et références à la culture pop, des gags gras à foison et autres monologues vertigineux. Mais surtout, son discours sur la religion et la foi est plutôt bien vu : malgré tout, les nombreuses vannes irrévérencieuses à ce sujet posent des questions intéressantes (le fait que Dieu soit en réalité une femme ou que Jésus soit Noir, par exemple).

Peut-être Smith aurait-il dû patienter encore avant de s’attaquer à cette réalisation, peut-être était-ce vraiment trop ambitieux pour lui. Dans tous les cas, Dogma n’est indéniablement pas son plus bel ouvrage.


The Suspect
De Shin-yeon Woon | Action/Thriller/Espionnage
Avec Gong Yoo et Jo Sung-Ha

L’an passé, nous découvrions au NIFFF The Berlin File, excellent thriller d’espionnage coréen dont nous vous vantions l’efficacité et l’inventivité. C’est donc avec l’espoir de se retrouver face à la même bonne surprise que nous sommes allés avoir The Suspect, dont le pitch semblait se rapprocher de celui-ci. Grand mal nous en a pris.

Très (trop) fortement inspiré par Jason Bourne, Shin-yeon Woon orchestre la traque d’un agent nord-coréen par les services secrets locaux. Si le style « … dans la peau » avait déjà fini par nous gonfler depuis un bout de temps, The Suspect, quitte à s’en inspirer, pousse le vice jusqu’à en proposer un copier-coller caricatural n’en retenant que les pires aspects. On a ainsi droit à un scénario aussi incompréhensible et vide d’intérêt que celui de The Bourne Ultimatum reprenant à peu près chaque scène emblématique de la saga (descente d’escalier en voiture, poursuite sur les toits, corps-à-corps brutal dans des immeubles en ruines).

Et malheureusement, la mise en scène semble également s’inspirer du troisième opus plutôt que de son prédécesseur (ce qui aurait été bien plus judicieux), shaky cam en veux-tu, en voilà, et montage épileptique voire elliptique à l’appui. Les scènes d’action sont ainsi très vite fatigantes et régulièrement illisibles : on ne sait plus qui est qui, où est qui, les personnages semblent parfois se téléporter en plein combat. Bref, c’est le bordel.

A ce gloubiboulga déjà bien confus s’ajoute un des perpétuels travers du cinéma asiatique qui atteint ici son paroxysme : des touches de comédie outrancière totalement hors de propos dans cette intrigue au sérieux affiché. Entre le colonel « grosses couilles » qui s’allume une clope à chaque plan, le sidekick comique qui mâche un gigantesque chewing -gum du début à la fin, et le méchant impassible qui vrille limite en Joker dans le dernier quart d’heure, les ruptures de ton incongrues sont multiples et viennent fréquemment achever de nous sortir du film.

Lorsqu’enfin ce dernier se clôt sur un interminable champ-contrechamp, une certitude : on ne retournera pas le voir ce jeudi 12 au Temple du Bas. Vous non plus, n’y allez pas.


Live
De Noboru Iguchi | Comédie/Action
Avec Yuki Yamada et Airi Yamamoto

Pour se remettre des films plombants, rien de tel qu’un bon gros délire japonais ! C’est ce que nous nous sommes dit en allant voir Live. Cette fois-ci, nous avions raison.

La projection était précédée d’une présentation par le réalisateur en personne et l’une de ses actrices qui avaient fait le déplacement depuis le Japon. Histoire de mettre direct le public dans l’ambiance, Noboru Iguchi et Airi Yamamoto ont débarqué sur scène fringués en maillots de marathon et se sont lancés dans une description du film décalée et absurde comme seuls les Japonais en ont le secret. Nous ayant formé à crier à chaque mort d’un personnage, le cinéaste et sa collègue ont alors laissé place à leur œuvre.

Très vite, l’accoutrement des deux invités s’est vue expliquée par le scénario : Live met en scène un groupe d’individus qui ne se connaissent pas mais se retrouvent tous forcés de participer à un marathon de la mort par un psychopathe ayant kidnappé un membre de leur famille. Un concept intrigant qui donne lieu à un jeu de massacre complètement barré et fun à souhait.

A mi-chemin entre Battle Royale et la saga Saw selon les dires de son réalisateur, le film propose un étonnant mélange de trash décalé, de gore outrancier mais aussi, par instant, de vrai drame au premier degré. Ça peut paraitre casse-gueule, mais le tout tient plutôt bien la route et se révèle particulièrement prenant pendant toute la première moitié. Puis, les idées absurdes se font toujours plus présentes et finissent par définitivement faire passer le film du côté obscur. Ainsi, la révélation finale complètement incongrue enfonce le clou du portnawak et achève de casser l’équilibre pourtant intéressant entre implication émotionnelle du spectateur et fun délirant.

Une fois la projection terminée, le réalisateur et son actrice se sont prêtés au jeu de questions-réponses. L’occasion pour Iguchi de confirmer qu’il est absolument frapadingue en prenant au mot une vanne d’un spectateur qui demandait à Yamamoto si elle pouvait rejouer une scène du film ou encore en offrant à chaque personne qui lui posait une question des biscuits à l’effigie du Mont Fuji qu’il avait spécialement apporté pour nous.

Live nous a donc offert une expérience étonnante, inégale mais indubitablement jouissive, comme le cinéma japonais en a le secret. C’est aussi pour ce genre d’ovni qu’on aime le NIFFF !


Pour terminer, on vous parlerait bien de WolfCop, mais nous n’en avons malheureusement vu qu’un quart d’heure à tout péter pour cause de léger manque de sommeil. Il parait que le concept fun est sympa la première moitié, mais que ça tourne vite en rond. C’est tout ce qu’on peut en dire.

Après ça, nous sommes allés dormir pour de bon, histoire d’être d’attaque pour le lendemain. Suite au prochain épisode…

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